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U-Zine.org : Live Report du concert de Amon Amarth à Rennes et Toulouse - L'Etage (Rennes) et le Bascala (Toulouse), le 25 et 29 octobre 2011

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Amon Amarth - 25 et 29 octobre 2011

Ville   : Rennes et Toulouse
Salle : L'Etage (Rennes) et le Bascala (Toulouse)

Rennes par Hraesvelg:

"Temps pluvieux, Vikings heureux" ? je ne suis pas certain mais une salle Sold Out quelques jours avant la date du concert a du réjouir les suédois. Le seul hic, c'est que d’après les échos que j'en ai eu, tout le monde sauf la salle semblait être informé de ce fait. Bilan : une sécu en nombre trop limité ce qui a eu pour conséquence que Septicflesh a entamé son set alors qu'une bonne partie du public n'avait pas encore franchi la fouille, dont bon nombre de fans. Déjà que le temps imparti au groupe (30 minutes) était un brin limite, là, je comprends les fans frustrés.

Fort heureusement, ce n'était pas mon cas : la galère pour se trouver une place m'a permis d'arriver une fois que la queue s'était résorbée, et m'a permis de manquer, sans le faire exprès, le set des Grecs qui ne me passionnent plus depuis belle lurette. J'étais trés honnêtement venu uniquement pour la tête d'affiche, d'autant que mon esprit tordu s'était persuadé qu'As I Lay Dying devait forcément pratiquer un truc gothique un tantinet mollasson, dans la même veine qu'un My Dying Bride ... non ?!? Raté : le groupe pratique un metal moderne plutôt énergique, emmené par un frontman aussi musculeux que tatoué. Bon, passé 4 titres, c'est un peu toujours la même chose, et le chant clair qui est là pour varier un peu n'est pas d'une justesse absolue. Reste que pour pouvoir s'en apercevoir, c'est que le son était franchement impeccable. Je découvrais cette salle, toute en longueur : le fond de la salle, par lequel on pénètre, est occupé par une estrade de bonne capacité. La console du son trône en plein milieu, ce qui ne doit pas être étrangers à sa qualité. Par contre l'étroitesse relative de l'endroit fait que c'est bien la guerre aux premiers rangs pour se trouver un point de vue dégagé. Pour en revenir au groupe, la prestation est de qualité, ça sent les mecs rodés à la scène, une fan base visiblement conséquente mais il manque le petit truc qui fait les grands groupes. As I Lay Dying serait pour résumer grossièrement une sorte de sous Amon Amarth qui aurait négligé les mélodies de guitares et tenterait de feinter en apportant de la variété par des ligne de chant clair. Bien vu, mais la ficelle est un peu trop grosses pour passer inaperçue.





Bon : j'ai déjà à mon actif une blinde de concerts, je suis attachés aux atmosphères intimistes tendance evöl, mais là, je dois admettre que je n'ai jamais connu un tel bordel et que c'est juste prenant : ça gueule de partout avant l'arrivée du groupe, ça braille entre les morceaux, ça chantonne les airs les plus mélodiques. Wow, quelle ferveur ! Même Johan semble bluffé, et s'amuse de cette participation du public en tendant l'oreille histoire de chauffer la foule.





Le charisme du frontman, qui lâche quelques mots en français et qui ressort sa bonne vielle blague du "chantons tous en choeur du yaourt, on s'en moque, c'est du Death Metal", rattrape fort heureusement une sonorisation aberrante : il y a un drôle d'effet, tout pourri, qui déjà fait passer les guitarres par dessus, mais donne la désagréable impression d'assister à un concert avec un chant en play back. Je sais pas comment les mecs se sont démerdés, mais il y a une sorte de décalage entre l'image et le son : la voix est distante, presque étouffée ... toute proportion gardée

Musicalement Amon Amarth nous offre ce qu'il sait faire de mieux : un truc bien entraînant, limite bourrin (merci le batteur) mais les mecs sont suffisamment intelligents pour avoir, depuis le début, insufflé de la mélodie partout où ils ont pu histoire d'éviter une lassitude trop précoce. La scène est conçue pour que les musiciens puissent circuler partout et prendre un peu de hauteur derrière la batterie. A ce petit jeu là, le bassiste est visiblement le plus aguerri. Je n'avais pour l'instant vu le groupe qu'en fest, mais en salle on voit bien que Ted passe son temps à bouger et à communiquer avec le public. Côté guitaristes, seul Olavi assure un peu le show, tout fier d’exhiber sa nouvelle gratte reçue la veille pour la date au Luxembourg.



Au final, une soirée avec des plus et des moins, mais dont on retiendra surtout l'affluence franchement enthousiasmante et la grande ferveur d'un public envers un groupe qui, sur scène, abandonne le côté parfois légèrement mélancolique de sa musique pour ne laisser éclater que son dynamisme. skål !!!







Toulouse par Shawn et Thorgard :

Après un vendredi soir dédié aux formations hexagonales que sont Wartribe, Svart Crown et Otargos, la journée du samedi a été en grande partie consacré à la Zombie Walk toulousaine, organisée pour sa seconde édition cette année. Après avoir donc déambulé dans les rues de la ville rose avec une armée de 250 zombies assoiffés de sang et de jus de cerveaux, direction de Bascala pour une étape de plus dans le marathon des concerts metal de cet automne. Un petit retour sur l’environnement de ce concert s’impose donc. SPM, les organisateurs fêtaient ce soir là leur quatrième concert après Septicflesh & Svart Crown, Skeletonwitch & Aborted et Samael & Melechesh. Les trois concerts, malgré des affiches plus qu’alléchantes ont été boudés par une belle frange du public metal toulousain, au grand dam de l’organisation.

Six mois après leur dernier concert, Septicflesh revient, cette fois ci en sous-tête d’affiche, accompagnés par les vikings d’Amon Amarth. Notons par ailleurs sur cette date l’absence d’As I Lay Dying, présents sur une bonne partie de la tournée. Point important, le lieu. En effet, le public venu ce soir-là découvrira une nouvelle salle, toute belle toute neuve : le Bascala, situé à Bruguillère, à 10 km au nord de Toulouse.

Arrivé pour ma part sur le tard, je louperai la première partie, incarnée par Dwai, groupe local. Premier constat, la salle est sympathique d’extérieur, bénéficiant d’un large parking, presque plein. L’intérieur offre un vaste hall ouvrant sur la salle en elle-même sensiblement comparable en taille au Phare en configuration « grande scène ».

C’est donc, six mois à peine après leur dernier passage à Toulouse que les grecs (la dette, la dette !!) de Septicflesh font leur grand retour. Premier constat dès le premier titre : le son est reglé de manière à avoir beaucoup de puissance sans pour autant avoir besoin de bouchons d’oreille. Pour ce qui est des lumières, c’est sombre … trèèèèèèèèèèès sombre !! Néanmoins, même dans une quasi obscurité, le groupe délivre un très bon concert.

Et dieu sait si c’est un compliment de ma part tant j’ai considéré ce groupe comme super chiant par le passé. En effet, lors des 2 précédentes fois où j’ai pu les voir, je dois reconnaitre m’être passablement ennuyé alors que ce soir-là, la petite étincelle de plus est là, et même si l’utilisation de samples gâche quelque peu le tableau, la setlist et la prestation est de bonne facture et ne décevra pas les fans. J’en veux pour preuve le très bon Anubis ou le titre d’ouverture The Vampire From Nazareth. Un peu dommage que les lights aient été si sombres, les spots de façade n’étant malheureusement utilisés qu’entre les titres (logique ?) …

Shawn




Note : Les photos du concert au Bascala n'étant pas exploitables car trop sombres, celles-ci sont celles du concert au Ramier en mai.

Setlist SepticFlesh (pas certain des titres) :
The Vampire From Nazareth
We, the Gods
Pyramid God
A Great Mass Of Death
Anubis
Persepolis
Five-Pointed Star


La salle n’étant pas habituée aux concerts metal, les techniciens n’avaient visiblement pas pris le temps de serrer toutes les crash-barrière. Et grand mal leur en a pris car c’est entre Septic et Amon que ceux-ci ont constaté qu’elle menaçait de céder sous les assauts du public. Une fois tout ceci resserré et fermement fixé, c’est avec un retard de 5 minutes qu’Amon arrive sur scène, devant un public déjà largement conquit.

Bien … je serai honnête d’avance et quitte à passer pour le stéréotype du chroniqueur blasé : j’ai été profondément déçu. Et nom de dieu, ça me fait mal au cul de le dire … Lâchons le morceau sur les points négatifs d’avance, on en sera débarrassé. Le son d’une part, même s’il était largement écoutable sans bouchons d’oreille, était honteusement brouillon … Une voix sous-sous-sous-mixée, presque inaudibles, une batterie tantôt trop présente, tantôt pas assez, et des sons de guitare dégueu … Simple, il n’y a que la basse qui était correctement mixée. Les lumières, ensuite, toujours aussi sombre, même si ce détail s’améliorera avec le temps (sauf qu’à la fin du concert, les photographes sont plus dans la fosse photo ah ah). Et enfin le groupe, qui même s’il a bien joué malgré tous ces réglages foireux, m’a quelque peu décu, offrant un set millimétré, jusqu’à la coordination de headbang sur tel ou tel break. Où est la spontanéité ? L’imprévu ?

Bref, ceci dit, les vikings suédois nous ont offert une prestation honorable, plus que gâché par le mauvais son (il valait mieux connaitre les morceaux pour les distinguer). Puisant principalement dans le dernier album Sufur Rising, le groupe n’a pas hésiter à mettre en avant son prédécesseur Twilight Of The Thunder God via le titre du même nom ou encore Guardians of Asgaard en guise de rappel. Le public s’en donnera à cœur joie, chantant et scandant les odes à la gloire des dieux nordiques, comme sur Pursuit of The Viking où c’est d’une même voix que le public chantera.

Pour ma part, je pense que la formation suédoise aurai gagné à se produire au Bikini, que SPM connait pourtant pour y avoir déjà organisé Melechesh et Samael. Le Bascala, n’a à mon sens pas encore assez d’expérience technique pour pouvoir obtenir un son et des lumières satisfaisantes. Des gros progrès sont à faire dans ce sens car ce sont les groupes qui en payent le prix fort … L’acoustique de la salle est, elle, promise un à bel avenir ! Quoi qu’il en soit, félicitation à SPM pour cette réussite ayant rassemblé presque 800 personnes dans une salle inconnue de tout le monde !!

Shawn





Amon Amarth en France, une première pour moi qui les avais vu pour la première fois en Allemagne et la seconde en Belgique a l'occasion du Graspop. L'occasion aussi pour moi de voir ce que donnerait leur set avec un public Français. Etant une grande fan d'Amon j'ai bien sur savouré leur show, mais venons-en d'abord aux critiques d'abord ... Puisqu'il y en a quelques unes ...

Tout d'abord, le son. Bien que je n'ai pas eu besoin des bouchons même tout devant, sur la première chanson, la voix était basse et donnait l'impression de venir du fin fond de la scène au point que j'ai cru que Johan était en playback ! Alors certes ça rendait plutôt pas mal puisqu'on aurait dit que c'etait le CD qui passait (pour la voix bien entendu) sauf que si on ne connait pas par cœur les chansons d'Amon , il ne fallait pas espérer pouvoir chanter le deuxième refrain dans l'espoir d'avoir saisie les paroles au passage ... Le son était donc brouillon, surtout au niveau des guitares, la basse en revanche en ressortait avec un son plutôt correct. Comme dit pour le chant, au niveau des guitares , on s'apercevra que pour Twilight of The Thunder (jouée au rappel), il fallait vraiment connaître, parce que même moi qui les connait toutes par cœur j'ai eu un moment de doute ...

Pour ce qui est des lumières, même topo ... sombres, trop colorées, pas assez de lumières blanches venant éclairer un peu de face. Mais ça c'est peut être le groupe et l'ambiance qui cherche à être dégagé qui le veut ... puisque qu'au Graspop ( festival ou j'ai pu voir les meilleures lumières) on ne voyait presque pas du tout leurs visages donc c'est dire ... Donc pour les photos ... vraiment pas terribles, du déchet au maximum ... très décevant quand on s'attend à faire de superbes photos de son groupe préféré ... Mais pour le spectateur lambda qui est un minimum attentif je pense que ça influe énormément sur la qualité du set, à moins bien entendu d'être complètement fait et de passer son temps à headbanger.

Pour ce qui est de la prestation du groupe en elle même, elle a été très correct, présence scénique et échanges (avec un merci Toulouse en Français !) avec le public assez fréquents. Déçue de ne pas l'avoir vue faire son mythique «Skål! » (santé en suédois ) avec sa corne, il ne l'aura levé en direction du public qu'a la fin du set avant de partir.

La set-list, très axée sur leur dernier opus « Surtur Rising » mêlait bien évidemment leur titres les plus connus, comme Runes to My Memory, Pursuit of Vikings, Death in Fire. Mais très suprenant « Embrace of The Endless Ocean » titre que j'affectionne particulièrement (album « Twilight of The Thunder God ») à été joué en 11ème seulement alors que ce titre, plutôt lancinant aurait été parfait pour la fin, pour bien clôturer, en accord avec leur intro lente de violons qui me met a coup sur (même sur DVD!) les larmes aux yeux !! Petit bémol à leur prestation, les headbangs coordonnés toujours aux même moments, fait que d'un concert à un autre, même si c'est le groupe qu'on adore on finit par se lasser, car au contraire de l'innovation musicale présente sur chaque albums, en live en revanche, c'est toujours la même chose et on dirait qu'a force de tourner leur gestuelle en devient presque Théâtrale.

Pour ce qui est du public, rien à dire, en transe, scandant les refrains des titres connus de tous. Un tantinet mou lorsque Johan tendait le micro vers la foule. Quoi qu'il en soit, félicitations et merci a SPM de nous avoir amené le vent du Nord à Toulouse, et d'avoir réussi à rassembler un beau petit monde dans une salle inconnue du public métalleux !

Thorgard



Setlist Amon Amarth :
War Of The God
Runes To My Memory
Destroyer Of The Universe
Live Without Regrets
The Pursuit Of The Vikings
For Victory or Death
Varyags Of Miklagaard
Slave Of Fear
A Beast Am I
Ride of Vengeance
Embrace of the Endless Ocean
Free Will Sacrifice
Asator
Death In Fire
----
Twilight Of The Thunder God
Guardians Of Asgaard

Par : Shawn, Thorgard et Hraesvelg
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Commentaires sur ce concert (2)


A propos des groupes présents :

Fiches groupes :
Voir la fiche groupe de Amon Amarth   
Voir la fiche groupe de As I Lay Dying   

Live-report comportant des groupes en commun :
Amon Amarth @ Tolmin - 6 au 10 Août 2012
Amon Amarth @ Jaromer - 8 au 11 août 2012
Amon Amarth @ Saint Etienne - 28 Octobre 2011
Amon Amarth @ Lyon - 15 novembre 2009
Amon Amarth @ Tolmin Slovénie - du 5 au 7 juillet 2009
Amon Amarth @ Paris - 10 mars 2009
Amon Amarth @ Paris - 4 et 5 Octobre 2007
Amon Amarth @ Le Mans - 26 Juin 2005
Amon Amarth @ Paris - 8 décembre 2003
As I Lay Dying @ Paris - 23 octobre 2012
As I Lay Dying @ Saint Etienne - 28 Octobre 2011
As I Lay Dying @ Dinkelsbühl - 17, 18, 19 et 20 août 2011
Septicflesh @ Theix - 17 au 19 Aout 2012
Septicflesh @ Lyon, Rouen, Paris, Valenciennes et Toulouse - 15, 18, 19, 20 et 23 mai 2011

 
 

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