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U-Zine.org : Live Report du concert de MAD Festival 2010 à Douai - Salle de la Résidence Descartes, le 13 Novembre 2010

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MAD Festival 2010 - 13 Novembre 2010

Ville   : Douai
Salle : Salle de la Résidence Descartes



On peut dire qu’elle nous aura fait suer, cette édition 2010 du MAD Festival ! Tout commence par une annonce officieuse sur un site répertoriant les concerts metal. On nous parle d’un concert de Loudblast, Inhumate et Benighted à Douai… qui ne sera jamais confirmé par une quelconque organisation. Aucun moyen de contacter qui que ce soit, myspace et site internet pas mis à jour… puis Loudblast annulé, et enfin ! Une affiche définitive du festival nous parvient (et même pas par l’organisation, bien sûr) trois semaines avant ledit festival, nous apprenant le plus simplement du monde que l’ « événement » change de salle !

Autant dire qu’on a douté jusqu’au bout de la teneur de ce concert, une rumeur d’annulation étant parvenue, notamment sur facebook… Mais étant un grand fan de Benighted, je décidai tout de même de braver la pluie et le vent pour ce qui est le premier passage du groupe dans le Nord depuis le Terrorize The Sick Tour en novembre 2007. Direction le Douaisis via les transports en commun donc, qui eux non plus n’allaient pas me faciliter la tâche : pannes de métro, bus vers Douai qui part en avance… Si bien qu’à mon arrivée à la Salle de la Résidence Descartes, il est déjà 19 heures et c’est Noise Emission Control qui monte sur la scène. Mes excuses aux deux premiers groupes jouant ce soir-là, Anachronia et Klakomaniak ! (Ah, on me dit dans l’oreillette que Klakomaniak n’a pas pu jouer à cause de problèmes techniques…)

Noise Emission Control



La première chose qui frappe en arrivant n’est pas surprenante : c’est archi-mort. Il devait y avoir 20 à 30 personnes dans la salle avant notre arrivée. On comprendrait donc aisément que la déception des différents groupes jouant ce soir-là soit palpable. Mais concernant Noise Emission Control en tout cas, il n’en était rien : le groupe a envoyé une prestation bien rock’n’roll, même devant une assemblée d’à peine 10-15 personnes réunies à la barrière.

Rock’n’roll, ce mot est celui qui définit le mieux la musique du groupe Nordiste ! Beaucoup d’influences rock et punk nous viennent aux oreilles comme les Foo Fighters ou Danko Jones, et Noise Emission Control n’a pas grand-chose à leur envier niveau énergie ! Et si les musiciens font une bonne prestation, que dire de Fredd, au chant, qui donne vraiment tout ce qu’il a ! Son timbre de voix n’est pas toujours très juste, mais Fredd chante avec ses tripes, et les présents dans la salle ne s’y tromperont pas en applaudissant copieusement les locaux.
Les titres s’enchaînent sans temps mort, bien servis par le son de la salle, puis le groupe achève son set après nous avoir fait passer un très bon moment ! A quand un album ?



Red Mourning



Une partie du (petit) public présent à la prestation des Noise Emission Control part s’abreuver, c’est devant encore moins de monde que les Parisiens vont jouer. Le groupe joue un mélange de metalcore, de power-metal et de southern rock. Jusque-là, sur le papier, ça va. Mais je n’ai vraiment pas accroché à la prestation de Red Mourning, qui malgré le bon son dont il a bénéficié, n’a pas été à la hauteur de ses influences que sont Machine Head, Superjoint Ritual, Down ou encore Pantera (pour le chant).

Tiens, le chant justement, parlons-en. Il se veut assez proche de celui de Phil Anselmo, mais en réalité il n’est juste pas au niveau. N’ayant jamais écouté le combo Parisien sur album, je ne peux pas dire si c’est toujours comme ça, ou si le chanteur n’était pas en voix pour cette prestation (ce que j’espère pour eux). Il y a pourtant de belles lights, et des passages sympatoches (l’apparition de l’harmonica est assez originale, et souvent bien amenée) dans la musique de Red Mourning, mais jamais rien de transcendant. C’est tout de même dans les moments un peu blues rock que le groupe est le plus convaincant . En tout cas, ça m’a pas donné envie d’en écouter plus.



Inhumate



On pourrait dire que c’est maintenant que le MAD Festival commence à bien porter son nom. Le remplissage est « moins mauvais » que lors des précédents groupes : environ 70 personnes, certes ça reste bien faiblard… Sauf que parmi le public, on aura droit à une sacrée bande de mabouls (bien poussés par les gars d’Inhumate il faut bien le dire) pendant toute la prestation du groupe Strasbourgeois qui se résumera en un mot, un seul : grind !

Ayant à peine écouté les albums des grindeux, c’est pas musicalement que je vais trouver de l’intérêt à ce concert : à part dans les plans plus hardcore, j’ai un peu rien compris en fait (j’étais un peu saoul, ceci explique peut-être cela !). Ah si, j’ai quand meme reconnu « Hellmaze », « Mic Crusher », « Dig » et « Human » (reconnaissable à ses cris d’introduction), du dernier album, « The Fifth Season » ! Mais le spectacle est ailleurs, aussi bien sur scène que dans le public ! Christophe, le grogneur du groupe, assure le spectacle, hurlant et sautant dans tous les sens, maltraitant quelques peu ses collègues Damien (à la guitare) et Fred (à la basse), se martelant comme un psychopathe sur son crâne avec son micro (le bruit est assez impressionnant et prouve qu’il ne fait pas semblant ! Les marques sur son crâne peuvent aussi en témoigner)…
Ce dernier va demander au public de faire un wall of death, et se foutre au milieu (même pas peur !), et viendra régulièrement pogoter. Les autres ne sont pas en restes, j’ai en tête notamment une gamelle mémorable de Damien pendant le set !

Evidemment, tout ce bordel, c’est également grâce au public, avec une scène prise d’assaut de nombreuses fois : la guerre, c’est dans la fosse ET sur la scène ! Affublé de mon t-shirt Yyrkoon (yeah !), et surtout la sacro-sainte Bière en moi aidant, je me joins à ce qui fut un des concerts les plus bordéliques auquel j’ai pris part ! Un final avec une vingtaine de personnes sur scène (si bien qu’à la fin, il y a plus de monde sur la scène que dans la salle !) conclut ce set… Inhumate, c’est vraiment de grands malades ! Allez, je ramasse mon tibia et j’attends Benighted maintenant…



Benighted



« Qui c’est les plus forts, évidemment, c’est les verts »… Quoi, pourquoi je chante un truc pareil ? Rien à voir avec le foot bien sûr, c’est parce qu’arrive enfin la raison de ma venue ici : Benighted. 3 ans depuis leur dernier passage chez nous, putain que c’est long ! Mais le déplacement en vaudra la peine… Sans atteindre la folie de la prestation d’Inhumate (en même temps, comment faire plus taré ?), Benighted va tout de même réussir à nous casser en deux grâce à une setlist «best-of » excellente (mais prévisible), une prestation énorme comme à leur habitude, et un son excellent (contrairement à leur dernier passage à Saint-André-Lez-Lille) !

Le concert débute avec l’intro d’ « Insomnies », puis le growl impressionnant du vocaliste, Julien, retentit : « Sluuuuuuuuuuuuuut » et c’est parti pour un peu moins d’une heure de gros brutal death qui tâche ! Les fifous du public n’hésiteront pas à régulièrement envahir la scène, comme pour Inhumate une heure plus tôt. Ca pogote sec et on aura droit à un circle pit de toute beauté sur « Nemesis » !

Sur la scène, les Benighted bougent énormément, et tout en restant relativement carrés dans l’exécution ! Olivier et Eric sont très mobiles, Liem, un peu plus sobre, légèrement en retrait par rapport au reste. Le tout est superbement servi par la prestation, aussi bien scénique que vocale, de Julien qui fut très impressionnant ! Ce dernier (ou comment avoir la classe en headbanguant sans un cheveu sur le caillou) exécute ses différentes voix en live presque aussi bien que sur album, et si le chauve n’est pas aussi casse-cou que Christophe d’Inhumate, il se fera quand même un plaisir de slammer durant le set. Les Stéphanois nous ont fait découvrir trois nouveaux morceaux ce soir : Prey, Fritzl et le très brutal Asylum Cave (que vous avez pu découvrir dans le Metallian du mois d’octobre), vraiment de bonne augure pour le futur brûlot des Benighted !

On prend les mêmes et on recommence, le public est à nouveau sollicité sur l’ultime morceau, « Grind Wit », pour foutre la merde sur scène ! Un moment tout simplement énorme, surtout qu’il était assez difficile de circuler entre les musiciens (il y a un guitariste de plus chez Benighted que dans Inhumate) ! Au final, ma seule (très petite) déception vient de la setlist, efficace mais prévisible : j’aurais beau crier « Bestial Breediiiiiing ! » toute la soirée, rien n’y fut. Pas de Bestial Breeding. Monde de meeeeeerde !

Setlist :
Insomnies (Intro)
Slut
Stay Brutal
Collapse
Prey
Saw It All
Forsaken
Identisick
Fritzl
Mourning Affliction
Asylum Cave
Foetus
Grind Wit








Au final, malgré les aléas de la promotion de ce festival, nous aurions eu bien tort de rater deux groupes aussi bons en live ! En espérant que l’organisation tire les leçons de l’échec de cette année, et effectue une communication dans les règles de l’art pour son événement l’année prochaine ! Merci aux groupes ayant joué, et en particulier à Benighted et Inhumate qui nous ont fait passer un sacré bon moment ! Merci également à Steve pour ses vidéos du festival : sachez que vous pouvez retrouver d’autres vidéos d’ Inhumate et de la prestation d’Anachronia lors de ce fest, par ici !
Et évidemment un grand merci à JP qui m’a hebergé sur Douai le soir du fest !

Et pour finir, un petit message aux Benighted, s’ils me lisent : trois ans, c’est trop long ! Revenez nous, et vite !

Par : David
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