Nuit blanche après 2 ou 3 h de sommeil la nuit précédente, de retour au campement au matin, rencontre avec des finlandais complètement cuits, qui hurlent PERKELEEEE, et des sons étranges, apéro en guise de petit déjeuner, et discussions improbables tandis que le jour se lève sur Tolmin, et que le festival n'en est qu'à sa moitié. La pluie et le soleil jouent encore à cache cache, et il semblerait que Thor aura le dernier mot aujourd'hui. Le camping est une vraie pateaugeoir, et les petits moments où le soleil fait son apparition voient chaque jour une marée de festivaliers se rendre sur les differentes plages qui bordent le camp, pour se baigner dans la rivière Soca, où se prélasser en tong et maillot de bain avec divers objets gonflables multicolores du plus bel effet. Hell over paradise!
Pour la énième fois, en festival je ne verrai pas Legion Of The Damned, groupe dont j'apprécie beaucoup la musique, mais qui doit être un groupe maudit pour moi, car toujours manqué quand ils étaient à l'affiche de festival où je me rendais. Boire ou regarder l'heure, j'avais décidé de boire en compagnie de mes compagnons écossais, slovènes, bulgares, hollandais, finlandais et français... Il est 19 heures passée, je me décide à aller voir Lamb Of God.
19h45 Lamb Of God
Lamb Of God a déjà commencé son set quand j'arrive sur les lieux de la main stage, et autant le dire, je fus embarqué ni une ni deux dans le moshpit. Première fois que j'assiste à un concert des américains, et autant dire que je n'ai pas vu grand chose, vu la furie dans le pit, entre sueur et humidité ce fut vraiment intense. Randy Blythe est un putain de frontman, et sait faire ce qu'il veut de la foule, je finis le set de Lamb Of God bien épuisé, mais heureux de m'être défoulé de la sorte. Mentions spéciales à Something to die for, et surtout à l'enchainement Redneck puis Black Label en fin de set, qui auront eu raison de votre serviteur! Dommage de les avoir manqué à Lyon avec les God Damn en première partie, mais heureux de les avoir vu en Slovénie, et j'espère bien revoir Lamb Of God au plus vite en live! Hellyeah!
setlist :
In Your Words - Set to Fail - Walk With Me In Hell - Hourglass - Something To Die For - Ruin - Dead Seeds - Laid To Rest - Contractor - Vigil - Redneck - Black Label
Lamb of God - Set To Fail (Live @ Metalcamp 2009)
21h15 Amon Amarth
Après le concert d'anthologie au Hellfest sous une tente enfumée, je ne pouvais manquer les vikings d'Amon Amarth dans le cadre superbe du Metal Camp. Ce fut une nouvelle fois un concert énorme dont les suédois ont le secret, qui fut proposé aux courageux bravant la pluie et la boue. Car ce soir, Thor a décidé de jouer de son marteau, et durant tout le set ce sera un déluge de pluie, d'éclairs et de tonerres qui s'abattront sur Tolmin durant leur set. Un temps digne de Ranjarok, qui donnera un aspect unique à la prestation de Johan Hegg et ses compagnons d'armes.
Ce soir le spectacle sur scène est vraiment différent de celui proposé au Hellfest, ce soit pyrotechnie et jeux de lumières (avec en backdrop le visuel du dernier album Twilight of the Thunder God) à l'opposé du puissant nuage de fumée à Clisson lors du festival en France, deux ambiances différentes, pour deux concerts de grand standing.
Pour le set en lui même, Twilight Of The Thunder God en guise d'apéritif transforma le public en guerriers pourfendant les gouttes de pluie avec les poings et cornes lévées. Johan Hegg, corne à la ceinture, toujours aussi impressionnant et charismatique, arbore durant tout le set un large sourire à la vue du public présent en masse dans des conditions météo pas des plus favorables. Le temps orageux, la boue et le site exceptionnel du festival (où ils sont pret à revenir chaque année précisa-t-il) donne une dimension encore plus épique aux chansons d'Amon Amarth imprégnées de mythologie nordique. Asator, chanson dédié à Thor fis d'Odin, dieu de la foudre, interprétée sous des trombes d'eaux, et sur fond de tonerre et d'éclairs, en est le plus bel exemple, et restera un moment des plus jouissifs et surréaliste de leur set!
Le choix des chansons ce soir est tout simplement parfait, des hits en puissance comme Twilight Of The Thunder God, Asator, Guardians Of Asgaard, Live For The Kill, Death in Fire... et deux chansons supplémentaires par rapport au set proposé au Hellfest en l'occurrence le rare Thousand Years Of Oppression et l'efficace Victorious March . Johan Hegg, Olavi Mikkonen, Johan Söderberg et Ted Lundström se réunissant souvent comme à leur habitude au devant de la scène pour headbanguer en rythme ce qui donne un bel effet et prouve qu'ils prennent toujours autant de plaisir sur scène.
Amon Amarth propose toujours un death metal rentre dedans, matiné de mélodies qui rendent encore plus le coté brutal de leur musique efficace et épique. En concluant leur set avec Cry Of The Black Birds puis Death in Fire, les suédois achèvent tout le monde et ont droit à une putain d'ovation plus que mérité, dans le public les nombreuses cornes se lèvent à la santé d'Amon Amarth qui a une nouvelle fois prouvé que la scène est définitivement leur lieu de prédilection!
setlist :
Twilight Of The Thunder God - Free Will Sacrifice - Asator - Varyags Of Miklagaard - Runes To My Memory - Thousand Years Of Oppression - Guardians Of Asgaard - Live For The Kill - The Fate Of Norns - Victorious March - The Pursuit Of Vikings - Cry Of The Black Birds - Death in Fire
Amon Amarth - Guardians Of Asgaard (Live @ Metalcamp 2009)
22h30 de la boue jusqu'aux mollets la gorge enrouée, direction les stands de merchandising pour boire quelques alcools divers et variés pour retrouver la voix et la chaleur. Deathstars joue sur la mainstage, je préfère faire l'impasse, et reprendre des forces pour aller voir Dimmu Borgir à 1h00 du matin.
01h00 Dimmu Borgir
Les norvégiens de Dimmu Borgir eurent le même souci que Satyricon la veille, se retrouvant sur le site du festival sans aucun équipement et sans costume de scène, ils joueront aussi en tout dernier groupe de la journée. L'organisation ayant tout fait pour que le groupe puisse finalement jouer (les stands de merchandising ont du être content de fournir en fringues les membres du groupes et se faire leur beurre). Pour ma part j'étais impatient de voir pour la première fois la formation de black metal norvégien, malheureusement après une nuit blanche la veille, et une nuit ponctuée de 2 heures de sommeil l'avant veille, le set de Dimmu Borgir se résumera à deux états physiques assez surréalistes!
Je m'explique, en mode réveil, le poing en l'air headbanguant et à fond sur la musique des norvégiens, aidés en plus par de magnifiques jeux de lumières et des effets pyrotechniques du plus bel effet, surement les plus beaux de tout le festival. Puis en mode sommeil debout. M'endormant dès que je fermais les yeux, me réveillant parce que j'avancai dans la boue en dormant debout, puis en mode réveil en rythme, tentant de rester éveillé, puis refermant les yeux, à deux doigts de tomber ou avançant tel un zombie dans la terre, réveillé par des pertes d'équilibre, puis reprenant le rythme de Dimmu, et ainsi de suite pendant une vingtaine de minutes...
Le corps ne suivant plus, je me décidai à manger un bout de pizza (énorme part pour 2 euros) et de rentrer me reposer à ma tente.
Dommage car d'après les aficionados, Dimmu Borgir offrit un set vraiment efficace, mais court, dans une ambiance dark à souhait.
setlist (dans le désordre, il doit manquer une chanson) : The Mourning Palace . Puritania. The Serpentine Offering . king of the carnival creation. The Sacrilegious Scorn. Progenies of the great apocalypse.
Dimmu Borgir - The Serpentine Offering (Live @ Metalcamp 2009)
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Lundi 6 Juillet 2009
Après une petite nuit de sommeil salvatrice, direction la ville de Tolmin, où les rencontres furent légion, rencontre avec les membres de Black Curtains, groupe parisien jouant le dernier jour sur la deuxième scène, rencontres avec des festivaliers australiens, slovènes, écossais, irlandais, autour de Lasko, bière slovène bien évidemment. Les festivaliers globe trotter vantant le Metal Camp comme étant le festival avec la meilleur ambiance festive et de loin, dans le plus beau cadre qui soit, où les groupes sont un "bonus" des plus appréciables. Je ne peux qu'être d'accord avec eux.
Au retour sur le site, je discute avec Christopher d'Alestorm qui venait de gouter une boisson allemande (photo ci dessus), et croise deux membres de Dragonforce, petite photo en leur compagnie en guise de souvenir, des stars internationales simples et arborant un sourire décontracté ça fait plaisir! Ces quelques rencontres et discussions feront que je n'aurai pas vu Negura Bunget et leurs instruments improbables, Vader, et à un degré moindre Destruction que j'avais déjà vu au Hellfest...
18h55 Napalm Death
On ne présente plus Barney et sa bande, que dire sinon qu'après avoir mis le feu au Hellfest ils retournèrent litéralement le Metal Camp. Avec Napalm Death, ça envoie du gros son, c'est carré et ça donne l'impression de se prendre un immeuble en démolition sur la tronche! Certes le public est un peu fatigué mais il répond vraiment bien présent, ça moshe, ça slamme, ça headbangue dans tous les sens, tandis que Barney dans une chaleur orageuse, trempé de sueur du t-shirt au pantalon se démène pour le plaisir de tous en hurlant comme lui seul sait le faire. Entre chaque chanson Barney nous explique le sens souvent engagé de ses chansons, et reprend son souffle, avant de se lacher à nouveau sur les chansons suivantes (comment fait il le bonhomme?). Napalm Death comme au Hellfest finit son set avec la reprise des Dead Kennedys, un Nazi Punks Fuck Off des plus dévastateurs. Autant dire que le set de Napalm Death fut surement le moment le plus intense et énergique sur scène, de tout ce Metal Camp. Respect.
20h15 Dragonforce
Dragonforce m'avait bluffé quelques jours auparavant au Hellfest à Clisson, et je l'avoue sans honte que les revoir au Metal Camp était pour moi un plaisir non dissimulé!
Certes leur succès peut être agaçant, et leur style musical tout autant pour les amateurs de brutalité en tout genre. Pour moi ce sera premier rang pour ne pas manquer une miette de leurs facéties. Une nouvelle fois ils ont du convaincre quelques sceptiques de leur talent. Ces musiciens sont tous des vraies pieuvres sur leurs instruments, et proposent un power metal, qui apporte toujours autant le sourire. Les bonds du guitariste Sam Totman et ses nombreuses grimaces et conneries sur scène (coup de pieds au cul aux autres musiciens, mimique genre je me fais chier quand un autre musicien fait son solo, ou bière bue à la paille et j'en passe) au joli pantalon jaune fluo du claviériste contorsionniste Vadim Pruzhanov, aux lancers de bouteilles et petits moments complices du chanteur ZP Theart, sans oublier Herman Li qui est avant tout un putain de guitariste surdoué. Que dire quand les deux guitares, le clavier, et la basse décident de se réunir en cercle et de poser chacun un accord sur un autre instrument pour jouer en même temps du leur, sans fausse note... Si on rajoute des hits repris en choeur par le public, une prestation toute en énergie, en folie, un superbe jeu de lumière avec le très beau backdrop Dragonforce en arrière plan, une complicité sans faille avec le public, et aussi et surtout beaucoup de talent, on obtient encore une fois et pour un peu plus d'une heure, un putain de set de Dragonforce. Dragonforce qui m'aura convaincu une nouvelle fois de leur talent de groupe fait pour la scène, et de leur côté barge aussi.
21h45 Hatebreed
Hatebreed est le seul groupe de hardcore pur jus de cette édition 2009, ayant du faire un choix au Hellfest car ils jouaient au même moment qu'Amon Amarth, j'avais opté pour les vikings et fait l'impasse sur la formation américaine. Ici pas de choix à faire je verrai les deux groupes! Cela fait pour beaucoup de festivaliers, déjà une semaine que le Metal Camp a commencé, la bande à Jamey Jasta le sait bien, et salue le public et le fait que la présence est impressionnante après des conditions météos catastrophiques. Personne ne saura si ça les a surmotivé, en tout cas Hatebreed va livrer un des sets les plus efficaces de cette édition 2009 avec en plus un moment unique qui restera dans les mémoires du public présent.
Petite parenthèse : Début du set du deuxième rang, un connard violent qui plus est, m'empêchant volontairement de faire des photos durant deux chansons, alors que je ne le gênais pas, a du regretter de me faire chier. Provocant un petit moshpit dans son dos, il fut très vite écrasé (volontairement) contre la barrière, le séchant litéralement au niveau des cotes, puis lui montrant mes deux majeurs avec un large sourire en partant dos au pit, à mosher comme un fou, excité comme c'est pas permis par la musique et par la débilité de cette personne... Fin de la parenthèse.
Finalement cette petite mésaventure me fit profiter un peu plus du show, et aussi de me retrouver en plein pit, et même de retouver des amis français en transe dans la boue! C'est un vrai show ce soir proposé à Tolmin avec pyrotechnie, fumée, flammes et lights superbes en adéquation avec les chansons du groupe de HXC. De l'efficacité pure de la part d'Hatebreed, et un public à bloc qui malgrè la fatigue se lachera complètement (la suite en sera la preuve). Citons I Will Be Heard avec jet de fumée digne de coup de canons, dont le refrain était repris à plein poumons par les festivaliers, Never Let It Die qui transforma le pit en pois sauteurs. Pollution Of The Soul nouvelle chanson de leur futur album provoquant une véritable guerre de tranchée, circle pit devant la scène, et chanson annonciatrice d'un putain de nouvel album de la bande à Jasta.
Mais le grand moment de ce set d'Hatebreed fut pour Thirsty and Miserable, avec la création instantané d'un immense circle pit autour de la régie son, et du bar (!!) face à la Main Stage. Il ne pouvait en être autrement que faire un circle pit autour d'un bar pour une chanson au titre aussi évocateur, les non aglophones chercheront dans leur dictionnaire anglais la signification de ce titre. Ce marathon autour du bar fut le moment le plus déjanté de cette édition 2009, un circle pit dans un délire indescriptible! Faire partie des centaines de fous qui couraient dans la boue sur cette reprise de Blackflag restera dans la mémoire collective, et dans l'histoire du festival. Mais aussi dans celle de Jamey Jasta et du groupe, dont les sourires aux lèvres sur les grands écrans ne trompaient pas, Jamey Jasta ponctuant à de nombreuses reprises le titre de "fucking amazing" ou de "fucking awesome". Les derniers mots de Jasta à la fin de la chanson furent : "that was fucking legendary!" tout est résumé en ces quatre mots. Vraiment un moment magique et unique de ce Metal Camp 2009.
Le set se terminera histoire d'achever le pit, avec le classique Destroy Everything, dans une ambiance des grands soirs, le public hurlant à en crever les deux mots de ce fameux titre dont l'efficacité n'est plus à démontrer en live. Hatebreed a tout simplement retourné Tolmin, et livré ni plus ni moins, un des meilleurs concerts de ce Metal Camp 2009!
Hatebreed - Thirsty and Miserable - Circle Pit (Live @ Metalcamp 2009)
Hatebreed m'ayant transformé les mollets en béton, fait transpiré autant que Barney sur scène, et donné plus soif qu'un coureur du Tour de France dans le Tour Mallet, je fis l'impasse sur Down. Les ayant vu aussi au Hellfest quelques jours auparavant ce ne sera pas trop grave préférant rester sur une note positive de la bande à Phil Anselmo. Les voir en étant fatigué m'aurait peut être gaché le souvenir intact de la claque que j'avais pris lors du Hellfest à Clisson. Puis après la prestation d'Hatebreed, dur de faire mieux il faut l'avouer...
Direction les bars les stands, le campement, histoire d'épancher ma soif (il faut trouver une excuse, hein?).
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Mardi 7 juillet
Suite à un apéro à base d'hydromel en compagnie des compagnons de camping je manque les frenchies de black curtains, et les fous furieux de die apokalyptishen reiter, l'objectif sera de voir en live les autres frenchies de TANK sur la deuxième scène dans la soirée, quitte à faire l'impasse sur des groupes de plus grande envergure, comme Edguy ou Kreator.
20h My Dying Bride
Groupe assez rare sur scène, et que je n'avais encore jamais vu en live, l'occasion était belle de découvrir un peu plus l'univers des anglais de My Dying Bride sur la Main Stage du Metal Camp.
Au chant Aaron Stainthorpe tout de noir vétu, les mains couvertes de faux sang, comme si il venait de se libérer de chaines, tout en sobriété dans son jeu de scène, parfois tel un crooner et haussant la voix de manière bien brutale aussi, a un vrai putain de charisme. Que dire de Lena Abé bassiste de son état, en transe durant tout le set, du métronome Dan Mullins derrière ses fûts, des guitares envoutantes de Hamish Glencrosset et d'Andrew Craighan sans oublier Katie Stone alternant clavier et violon qui met une ambiance spéciale durant toute leur prestation... Atmosphère doom et prenante, si on se laisse emporter c'est un véritable voyage musical touchant et des plus intenses qui soit. La pluie sera de plus en plus violente durant tout le concert, pourtant le set proposé fut si surprenant et mystique que je ne me rendis compte de la pluie que lorsque je souhaitais prendre des photos... Il est 21 heures environ, je suis trempé jusqu'aux os, le passage de My Dying Bride, sous une pluie dilluvienne est passé à une vitesse phénoménale, une belle claque en pleine face, des plus réjouissantes. La grande classe tout simplement que My Dying Bride, que j'espère un jour avoir l'opportunité de revoir, en tout cas, belle initiative de l'organisation d'avoir programmé ce groupe atypique au Metal Camp.
Setlist:
Fall With Me - Bring Me Victory - From Darkest Skies - And I Walk With Them - Turn Loose The Swans - She Is The Dark - Cry Of Mankind -
My Body, A Funeral.
22h30 TANK
En ce dernier jour de l'édition 2009 du Metal Camp, un choix s'offrait à moi ou revoir Kreator et un bout de Edguy ou aller voir le second groupe de frenchies du jour sur la deuxième scène, les TANK. Mon choix se porta sur les gagnants du Metallian Battle Contest, qui je le rapelle permettait à TANK de défendre les couleurs de la France au Metal Camp puis ensuite au Wacken Open Air.
Pas aisé de jouer sur une seconde scène assez deserté durant tout le festival, alors que le public est principalement devant la Main Stage.
Pourtant une forte communauté de francophones, s'étaient donné le mot et s'étaient réunis pour soutenir les français sur scène, et ils furent rejoins par beaucoup qui ne connaissaient ni la nationalité du groupe ni même le groupe avant leur prestation et qui ont adhéré rapidement à la musique proposée par TANK. TANK pour qui c'était leur premier concert à l'étranger, et leur première participation à un festival. De nombreuses personnes dans le public délaissant les stands de nourriture, pour profiter du set des TANK, et headbanguer gaiement. Ayant embarqué avec moi une marteau gonflable avec lequel je frappai tout le monde durant la soirée, mon réflexe fut de l'envoyer sur scène, Raf au chant l'attrapa et dans un moment fort sympa fit une chanson avec le marteau à la main, avant de le poser sur scène tel un trophée. Il faut dire que pour moi aussi c'était la première fois que je voyais ce groupe de Paris et ses environs, sur scène ça envoie du lourd, une dose de thrash, de death à la fois mélodique et technique, et une belle énergie sur scène et vous obtenez la musique de TANK. Avouons le ils ont représentés fièrement l'hexagone en Slovénie (tout comme les Black Curtains, que je n'ai malheureusement pas vus). TANK ne me fit même pas regretter de ne pas avoir revu Kreator en live c'est pour dire!
Fin de set et applaudissement nourris, distibutions de CD aux premiers rangs, quelques photos avec les nouveaux fans de TANK, dans une très bonne ambiance. Défi relevé haut la main par les parisiens qui eurent en plus un auditoire plus que receptif, dans des conditions pas aisées pour un premier festival à l'étranger. A n'en pas douter, ce fut pour TANK une belle mise en bouche avant le Wacken Open Air quelques jours plus tard. Bonne continuation à eux.
Set List : Intro - Corpse -T.A.N.K 09 - Beautifull Agony - Destination – Disturbia - The Day After - Necrosoldier - So Vile - It Bleeds Inside – Brother In Arms
Le reste de la soirée est un enchainement de dégustation de breuvages alcoolisés divers et variés, les stands de merchandisong fermant les uns après les autres, c'était une ambiance de fin de fest et de derniers verres à trinquer entre festivaliers et marchands. Quand les derniers groupes avaient terminé de jouer sur les deux scènes, un stand qui vendait des liqueurs mis en fond sonore Bohemian Rhapsody de Queen, ce qui provoqua un attroupement et un véritable karaoké improvisé (et hurlé) digne de la scène culte de Wayne's World. La nuit fut longue et plus qu'alcoolisée, c'était aussi le moment de saluer les personnes rencontrées durant la semaine, de boire un dernier verre ensemble de s'échanger les mails pour rester en contact, et de faire tout simplement la dernière fête du festival.
Metal Camp 2009. Bilan :
Le Metal Camp qui en était à sa sixième édition, reste un festival à taille humaine, dans un cadre magnifique qui n'a pas été gaté par les éléments cette année, alors que l'an dernier la météo fut plus clémente aux dates équivalentes. Mais il faut souligner les efforts faits par l'organisation pour que tout soit au mieux pour les artistes comme pour les festivaliers. Le son fut d'excellente qualité pour tous les concerts auquel j'ai pu assister, ce qui n'était pas aisé avec les litres d'eaux qui sont tombés en une semaine. Le site fut protégé aussi bien que possible avec de la paille en abondance. A de nombreuses reprises les concerts étaient accompagnés de show pyrotechniques, et toujours de jeux de lumières du plus bel effet. Certes la deuxième scène aurait mérité quelques groupes d'envergure pour attirer un peu plus de monde (Tankard et Alestorm en 2008 par exemple). Les groupes qui ont eu des problèmes logisitiques ont pu jouer plus tard, et n'ont pas été annulé.
La nourriture était de bien meilleure qualité que l'édition précédente, et pas trop onéreuse, la sécurité n'a pas fait trop de zèle, et le camping n'a eu qu'un seul souci en l'occurrence un manque flagrant de douches, mais ce devrait être rectifié l'an prochain. La nourriture et les commerces ne sont pas excessifs, ce qui est fort appréciable, et les supermarchés sont à proximité du site du festival. Enfin l'ambiance qui règne au Metal Camp est unique, cosmopolite et des plus festives, lieu propice aux rencontres et échanges avant et après les concerts, et aux soirées interminables.
Ce festival est aussi unique de par sa durée (une semaine entre l'arrivée et le départ) et non pas 3 jours comme la plupart des festivals européens, ce qui permet de profiter pleinement en plus des concerts, du site magnifique où est situé le festival, entre la chaine de montagne, la rivière qui coule le long, et ses plages, mais aussi la petite ville de Tolmin.
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Quand après une journée de concerts, et une nuit de fêtes, vous verrez au petit matin le jour se lever sur la rivière Soca, sur les montagnes autour du site du Metal Camp, les pieds dans l'eau, une bière Lasko à la main, entendant la sono du bar de la plage faire hurler du bon vieux thrash des familles, et divers irréductibles chanter ou headbanguer, vous n'aurez qu'une envie revenir l'année d'après au Metal Camp à Tolmin en Slovénie! Longue Vie au Metal Camp et rendez vous l'an prochain à Tolmin du 5 au 11 juillet 2010.
all Pics by Pec, except Dimmu Borgir by Borislava (Dimmu Borgir Bulgaria myspace page)