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Hellfest 2011 - Dimanche (Partie II)


DIMANCHE 19 JUIN



Liste des groupes commentés :

Audrey Horne - Zuul FX - Impureza - Turisas - SUP - Last Days Of Humanity - Atheist - The Ocean - Firewind - Arkona - Orphaned Land - Duff McKagan's Loaded - Tsjuder - Pain Of Salvation - Cavalera Conspiracy - Kylesa - Grave - Anathema grave- Grand Magus - Morgoth - Black Dahlia Murder - Judas Priest - Korpiklaani - Electric Wizard - Therion - Ozzy Osbourne - Hawkwind - Opeth - Kyuss Lives!


Début de la journée ici


Anathema
Mainstage 2
18H05 > 18H55



Orion > Anathema, ça faisait longtemps tiens. Je les avais quittés fatigués et le moral dans les chaussettes en février lors de la tournée française, je les retrouve en pleine possession de leurs moyens avec une grosse banane comme seul un album comme We're Here Beacause We're Here peut en offrir dont le groupe ne jouera que quatre morceaux (bah oui, j'étais habitué à l'entendre en entier). Le groupe fidèle à son bon goût a choisi de nous offrir les quatre meilleurs morceaux allant même jusqu'à jouer « Dreaming Light ». A coté, quatre classique les accompagneront avec toujours ce firmament atteint avec « Closer » qui fout dans une transe pas possible à chaque fois. Le monde autour de moi n'existe plus dès que j'entends ses notes. « A Natural Disaster » et Lee Douglas arriveront à me foutre les frissons presque comme la première où je l'avais en live et « Fragile Dreams » permettra au public de bien se défouler. Il est juste dommage que le son était trop rempli de basses, ce qui a empêché le groupe d'atteindre les sommets qu'il atteint en salle.

Dernière question aux spécialistes : C'est moi ou ce n'était pas Les Smith aux claviers ? Il m'a semblé beaucoup plus jeune.

Setlist :
Thin Air
Summernight Horizon
Dreaming Light
Closer
A Natural Disaster
Deep
A Simple Mistake
Fragile Dreams






Grand Magus
Terrorizer Tent
18H20 > 19H05



David > Merde alors, pourquoi j'avais coché ce groupe sur mon running-order déjà? Ah oui, j'avais vu sur le net qu'il s'agissait de doom/stoner. Bah en fait, c'est du heavy metal avec le chant qui va bien avec et que je déteste. Les fans auront sûrement apprécié, moi j'ai juste trouvé ça chiant comme la mort. Deux morceaux et zou, on va se positionner dans la Rock Hard pour Morgoth.

Setlist :
Kingslayer
Like The Oar Strikes The Water
Silver Into Steel
I, The Jury
Hammer Of The North
Ravens Guide Our Way
The Shadow Knows
Iron Will


Mr. Big
Mainstage 1
19H00 > 20H00



Eternalis : LE concert hard du week end ! La claque et la classe absolue réunie au cœur de la mainstage 1 pour le grand retour des vétérans new-yorkais d’Eric Martin, Paul Gilbert et la superstar Billy Sheenan, toujours aussi allumé derrière sa basse. Duo flamboyant et d’un niveau technique venu d’ailleurs, le guitariste et le bassiste se paient le luxe de partir en improvisation totale dans des délires que seuls eux peuvent comprendre devant des fans ébahies.
Débutant de la manière la plus traditionnelle qui soit avec le désormais culte « Daddy, Brother, Lover Little Boy », Mr.Big met d’entrée le feu au hellfest avec un son puissant et clair où la moindre note est distinctible. Eric est très en voix et n’hésite pas à faire chanter le public de ci et là. Le fameux solo des perceuses sur ce premier morceau n’est pas oublier et c’est avec un certain bonheur que l’on peut enfin voir « en vrai » ce soli si caractéristique et unique des deux ovnis (15 ans qu’ils n’étaient pas venu en France !). «Green-Tinted Sixties Mind » poursuit avec son intro légendaire et magnifique, avant d’entendre quelques morceaux du nouvel opus, à savoir « Undertow » et le plus sauvage « American Beauty », qui passe allègrement le cap de la scène. « Colorado Bulldog », rapide et destructeur à souhait, nous rappelle au bon souvenir d’une agressivité rare chez les américains, et surtout que ces gars là peuvent sortir n’importe quoi de leur instrument respectif. « Alive & Kickin » apportera un petit brin bluesy au show avant l’inévitable « Shy Boy », rouleau compresseur par excellence chanté par Billy puis un mythique « Addicted to That Rush » initié par les délires de chaque musicien, puis repris en chœur des dizaines de fois par une foule aux anges.
Un moment inoubliable du festival, joué par les plus grands et nobles musiciens qui soient, sincères et souriants, et en aucun cas à un seul moment condescendant ou égocentrique…un bien moment de rock n’roll au sens large du terme, comme le métal nous en offre trop peu. C’était en ce début de soirée, qu’il fallait en profiter…


Setlist :
Daddy, brother, lover, little boy
Green-Tinted Sixties Mind
Undertow
American Beauty
Alive And Kickin'
Road to Ruin
Shy Boy (David Lee Roth cover)
Around the World
Take A Walk
Billy Sheehan solo
Paul Gilbert solo
Colorado Bulldog
Price You Gotta Pay
Encore:
Addicted To That Rush
Baba O'Riley (The Who cover)





Morgoth
Rockhard Tent
19H10 > 20H00



David > Les fans de death metal avaient vraiment un programme en béton cette année au Hellfest : en ce dimanche, pour ceux qui n’ont pas encore été rassasiés par les Hail Of Bullets, Grave et autres Bolt Thrower, il restait encore les Allemands de Morgoth. Le meilleur pour la fin ? S’il n’y avait pas eu Bolt Thrower la veille, j’aurais certainement dit oui ! Reformé pour quelques dates afin de fêter les 20 ans de « Cursed », les teutons devaient logiquement nous réserver une setlist 100% axée sur les débuts du groupe : pas de surprise donc, mais un pied intégral lorsqu’on entend l’introduction de l’album culte retentir sous la Rock Hard Tent…

Dans la logique des choses, « Body Count » prend la suite et c’est la baffe : merde alors, ce groupe a vraiment été séparé plus de 10 ans ? Thilo Melies (guitariste) et Mark Reign (batteur) donnent l’impression d’avoir toujours été là, et les membres d’époque ont retrouvé leurs 20 ans ! Mais un homme planait littéralement sur scène ce soir : c’était Marc Grewe, le vocaliste de Morgoth.

Je tiens à le préciser direct pour qu’il n’y ait pas de malentendu : je suis pas gay ni groupie de Morgoth ni quoi que ce soit d’autre ! Mais je suis littéralement tombé sous le charme, aussi bien vocalement que scéniquement, du frontman Allemand. Du début à la fin, il arpente la scène, harangue vigoureusement le public, son pied de micro dans les mains, tape du poing dans le vide si bien qu’on se dit que le mec, même sans être actif en groupe, n’a jamais dû se trouver bien loin des pits ! Scéniquement épatant ! Et encore si ce n’était que ça… mais vocalement, la prestation de Marc Grewe a été MONSTRUEUSE ! Un chant éraillé différent du growl, carrément old school, et une puissance vocale assez hallucinante !

Il faut dire aussi que le son de Morgoth ce soir-là était phénoménal : chaque instrument rendait parfaitement, et avec un son à la fois old-school et d’une clarté très agréable. La setlist, elle continue d’arpenter l’album « Cursed », mais également les démos qui l’ont précédé (« Pits Of Utumno » et en final le dévastateur « White Gallery » !). Dur de choisir avec Bolt Thrower, mais le groupe teuton a peut-être la meilleure prestation de death metal du week end en fin de compte…

Setlist :
Cursed
Body Count
Exit To Temptation
Travel
Resistance
Suffer Life
Pits Of Utumno
Burnt Identity
Sold Baptism
Isolated
White Gallery






Doro
Mainstage 2
20H05 > 20H55



Audrey W. > Doro nous arrive toute rayonnante sur scène en compagnie de ses acolytes. Ils nous délivrerons un très bon set, soutenu par un public bien réceptif et réactif.




Setlist :
Intro
Earthshaker Rock (Warlock cover)
I Rule the Ruins (Warlock cover)
Burning the Witches (Warlock cover)
Running From The Devil
Night Of The Warlock
Metal Racer (Warlock cover)
Für Immer
True as Steel (Warlock cover)
Hellbound (Warlock cover)
Burn It Up
All We Are (Warlock cover)


Black Dahlia Murder
Terrorizer Tent
20H50 > 21H40



GazaG > La Terrorizer est blindée à l'arrivée de TBDM. Et les Américains se sont pas foutus de notre gueule. Du début à la fin, ça avoine sévère. C'est rapide, incisif, et sans temps mort (ou juste un pour faire la promo du dernier bambin : Ritual). Le son est assez bon, même si on cherchera de temps en temps les riffs de la guitare mélodique. Les musiciens sont content d'être là et le montrent bien. Des pistes de Ritual seront mises en avant, et passeront très bien le test du live, alors que les classiques sont toujours aussi monstrueux sur scène. La foule demandera un rappel, mais pas de ça au Hellfest (à part si on s'appelle Mayhem). Une bien belle prestation des Américains.

Setlist :
A Shrine To Madness
Everything Went Black
A Vulgar Picture
Moonlight Equilibrium
Malenchantments of the Necrosphere
Statutory Ape
Necropolis
What A Horrible Night To Have A Curse
Miasma
I Will Return
Funeral Thirst
Blood in the Ink


Judas Priest
Mainstage 1
21H00 > 22H25



Caacrinolas > Après avoir malheureusement raté Morgoth mais pour la bonne cause (Interview de Tsjuder) c’était devant les légendes de Judas Priest que le festival continuait son bonhomme de chemin. Alors oui je l’avoue je n’ai jamais été un grand fan de Judas et c’était plus par curiosité que j’allais voir ce concert. Et même si je ne suis pas un gros amateur d’heavy j’ai tout de même passé un très bon moment, Rob Halford ça reste quand même une sacrée voix et ça montre qu’on peut avoir la classe même avec une dégaine digne des pires backroom. Puis merde « Breaking The Law » « Painkiller » et « Hell Bent For Leather » (avec la Harley sur scène s’il vous plait) enchainés c’était quand même bonnard.

Hraesvelg > Première et certainement dernière fois que j’aurais pu approcher le « Metal God » et sa troupe et bordel, il y en a qui vieillissent bien et qui donnent des leçons de maitrise aux petits jeunes : voix unique et non trafiquée, guitaristes à bloc, riffs tranchants, solos enlevés ! Rob Halford est véritablement impressionnant : alors que certains courent de long en large sur scène, lui l’arpente en marchant : LA Grande Klasse ! Et que dire de son arrivée en Harley pour les rappels, il fallait viser juste pour ne pas risque la chutte ! Et l’enchainement des 4 derniers titres est tout bonnement phénoménal ! Très grand moment, qui devait normalement marquer ma fin du fest … mais parfois le destin en décide autrement et rien ne m’avait préparé à ce qui allait arriver ensuite.

Eternalis : The King is Died, Long live the King ! Les maitres du metal ont tiré en ce dimanche soir du Hellfest une révérence honorable à 40 ans de carrière, avec un Rob Halford étonnement en voix, un Glen Tipton aux petits oignons et un petit nouveau à la six-cordes impressionnants de vélocité et de simplicité dans ses épaules de remplaçant de (excusez du peu) KK Dowing. Et on peut dire que le jeunot s’en est tiré à merveille tant il a paru être détendu et livrer ses torpilles comme sur des roulettes. Entre vieux morceaux issus même de « Rocka Rolla », classiques inestimables à la « Breaking the Law », « Hell Bent for Leather » (et sa fameuse entrée sur Harley Davidson), l’archi attendu « Painkiller » (que ce pauvre Rob ne parvient tout de même plus à chanter décemment tant il est technique…), la sublime « Blood Red Skies » et son solo déchirant de près de trois minutes, le mythique « Night Crawler » ou encore le plus récent « Angel of Retribution », le Priest a livré une prestation de haute volée et a surtout fait vivre avec honneur la légende qu’il est aujourd’hui.
Alors certes, il est temps de raccrocher, entre un Ian Hill constamment caché derrière la fumée ou un Rob Halford justement bien terne parfois, et se privant de communiquer pour se concentrer sur ses vocaux, réalisés un peu comme un robot (courbé en deux). Mais ne boudons pas notre plaisir…nous avons vu un grand Judas Priest ce soir là, et c’est sur l’hymne « You've Got Another Thing Comin' » chanté et rechanté par la très massive foule s’étant rassemblée sur les deux mainstage réunies pour l’occasion, que le concert pris fin dans un déluge de lights et de pyrotechnie. Un grand moment chanté à l’unisson, comme on les aime tant en festival. Un instant fédérateur…

Orion > Une des dernières possibilités de voir ce groupe mythique en concert. Je suis donc resté du début à la fin et je dois vous avouer que je me suis bien fait chier. Non pas que le groupe ait réalisé une piètre prestation mais la musique n'arrive pas à me pénétrer (seul Hraesvelg y arrive) jusqu'aux dernier morceaux du set. La mélodie de « Breaking The Law » arrive à casser ma carapace et je me surprends, dès lors, à bouger la tête. Puis après, quand tu ajoutes « Painkiller » et « Hell Bent For Leather » avec Rob qui arrive avec sa harley, c'est juste trop la classe.

Rone >Cela faisait 40 ans qu'ils existaient et c'était leur tournée d'adieu. Concert à ne rater sous aucun prétexte donc! Ce fut un très grand moment que de conclure sur une prestation de cet accabit. La voix du Rob perfore encore les tympans de son audience ainsi que les solos de guitares servis sur un plateau d'argent. Rares sont les concerts de Heavy Metal auxquels j'assiste mais celui-ci restera gravé sur du marbre dans mon panthéon metallistique.

Shawn > N'ayant entendu que Breaking the Law et Painkiller, j'ai visiblement loupé un grand moment étant donné les échos très positifs suite à leur prestation. Quoi qu'il en soit, une entrée en Harley sur Hell Bent for Leather, ça vaut tout l'or du monde ! Classe, très très classe !

Setlist :
Rapid Fire
Metal Gods
Judas Rising
Starbreaker
Victim of Changes
Never Satisfied
Night Crawler
Beyond the Realms of Death
Blood Red Skies
The Green Manalishi (With the Two-Pronged Crown)(Fleetwood Mac cover)
Breaking the Law
Painkiller
------
Hell Bent for Leather
You've Got Another Thing Comin'





Korpiklaani
Rockhard Tent
21H35 > 22H25



GazaG > Pour donner une idée de l'ambiance sous la tente : si le concert s'était déroulé dans un pub Open Bar, la fosse serait passée de sobre à coma éthylique en l'espace de 2 chansons. Comme d'habitude, le Pipo Metal de Korpiklaani fait mouche. Des danses improvisées sur plus de 15 mètres (« Non, mais non, on n'est pas en Bretagne, on ne peut pas danser comme ça » ; « Ta gueule et vient ! »), petit pogo devant, gestes improbables au fond, on aurait pu faire un documentaire animalier sur les habitants de la RockHard. Niveau musique, le groupe ne prend pas spécialement de risque, restant dans un Koorpiklani très « classique ». De mémoire on a eu le droit à Tequila du nouvel album, très bien accueillie. En fait tout à été bien accueillis, tant les Finlandais ont dégagé une énergie positive. Un bon moment de fête, avant d'aller reprendre des forces.





Electric Wizard
Terrorizer Tent
22H10 > 23H00



Shawn > Ne connaissant que bien peu le groupe, c'est purement par curiosité artistique que je me suis aventuré dans une Terrorizer Tent bondée et surchauffée. La masse compacte empêchant tout mouvement, c'est donc de très loin que j'ai suivi le concert d'Electric Wizard. Un concert tout en intensité, en nuance, en ambiance, avec un fond de scène sur lequel sont projetés tout type d'images représentant l'homme et sa condition. Musicalement, j'ai pris une claque.

Självag > Le Wizard en concert, ça plait ou ça plait pas. Personnellement, c'est la seconde fois que je les voyais cette année, et ils m'ont encore ensorcelé. Comme d'habitude une experience unique, un grand voyage, aidé par un son lourd et planant. Justin est en voix, et une fois de plus, aucun pain ne sera à reprocher. La setlist est simplement énorme, un peu plus best-of que celle de la dernière tournée française concentrée sur le dernier album Black Mass. J'avais beau m'attendre à une grosse baffe, j'en ai eu une bonne dizaine ! Follow the Wizard !

Setlist :
Satanic Rites of Drugula
The Nightchild
The Chosen Few
Return Trip
Dopethrone
Funeralopolis
Witchcult Today


Therion
Mainstage 2
22H30 > 23H20



Orion > Je n'avais pas vu Therion depuis le changement de line up (le concert pour les vingt ans à Paris), j'y avais laissé un Cris Johnsson plutôt sobre et je le retrouve, trois ans et demi plus tard, extravagant, habillé en chef d'orchestre. La setlist, festival oblige, sera constituée de classiques avec même la reprise d'Abba, « Summernight City » en final et de deux morceaux du petit dernier Sita Ahra. En fait, seul la présence d'« Abraxas » me surprendra beaucoup mais passera l'épreuve avec brio. Le trio de chanteur, Snowy Shaw (lui aussi très extravagant), Tomas Vikström qui connaitra de gros problèmes de micros sur « The Blood Of Kingu » (le micro ne marche que par intermittence) et Lori Lewis est juste époustouflant. J'ai plus de réserves pour Linnéa Vikström qui n'apporte rien à la musique du groupe.

Eternalis : Les suédois avaient la lourde tâche de passer derrière le pape du métal en personne et c’est sans contexte qu’ils ont relevé le défi dans un genre, il est vrai, quelque peu différent.
Théâtral au maximum, Therion, c’est pas moins de huit musiciens sur scène, avec ses deux choristes et les chefs d’orchestre que sont Thomas Vickström et Snowy Shaw, juste derrière un Cristopher Johansson tout souriant et visiblement heureux de faire partie de la fête.
Profitant en plus de la nuit, les lights prennent une ampleur supérieure pour un spectacle visuel magnifique (une danseuse arabisante viendra même sur scène le temps d’un morceau). On regrettera néanmoins quelques soucis de son, particulièrement Thomas étant coupé constamment au micro sur « The Blood of Kingu » tant et si bien que l’on ne l’entendait pas la moitié du temps.
Mis à part cela, les suédois maitrisent la scène et auront livré beaucoup de morceau de l’époque « Theli » / « Vovin », en laissant pas mal de côtés leur album plus récent, mis à part un petit « The Perennial Sophia » et deux morceaux du dernier opus, à savoir « Hallequin » et « Kali Kuya pt III ».
Un concert un peu trop court pour un groupe de la trempe de Therion, qui n’aura casé que peu de morceaux en cinquante petites minutes, et auront eu la lourde tache de passer derrière une légende vivante. Un bon concert, mais une petite sensation de manque, autant de temps que de titres. A revoir…en tête d’affiche cette fois !


Setlist :
The Blood of Kingu
Cults of the Shadow
The Rise of Sodom and Gomorrah
Hellequin
Abraxas
Ginnungagap (The Black Hole)
Kali Yuga, Pt. III
To Mega Therion
Summer Night City (ABBA cover)





Ozzy Osbourne
Mainstage 1
23H25 > 00H55



Caacrinolas > J’aurais réellement aimé voir Electric Wizard mais rien que devant le monde qui était déjà en dehors de la Terrorizer j’ai sincèrement eu la flemme de me frayer un passage au milieu de tous. Ce qui nous amène donc au bouquet final du fest : MONSIEUR Ozzy Osbourne. Alors oui Ozzy ressemble davantage à une momie qu’autre chose sur scène, oui au niveau de la voix c’est plus la folie d’antan, oui il bouge plus des masses mais sérieux qu’est ce qu’on s’en fout. Voir des titres comme « Mr.Crowley » « Bark At The Moon » ou « Mama I’m Coming Home » et qu’en plus de ça il nous sert la crème de Black Sabbath y’a plus à tortiller du cul pour chier droit. Donc oui scéniquement parlant ce n’était pas la joie mais voir tout le monde chanter d’un seul homme sur « Iron Man » ou headbanguer en même temps sur « Paranoid » ça c’était juste parfait et une magnifique façon de finir un week end qui s’est encore une fois déroulé sans aucun accroc.

John > Ozzy ! La tête d’affiche que j’attendais le plus ! Après un concert absolument somptueux et énorme en septembre dernier à Bercy, il me tardait de revoir le prince des ténèbres. Une heure et demi de set, de tubes où le public chante à l’unisson, Ozzy est grand. Même si vocalement et physiquement il était moins en forme qu’à Bercy, le concert fût tout de même excellent, quel pied de réentendre ces vieux Sabbath ou encore les classiques « Bark At The Moon » ou « Crazy Train ».

Orion > Il est vieux, gâteux, n'a plus sa voix mais Ozzy reste Ozzy mais voir sur scène des « War Pigs », « Iron Man », « Paranoid » et même des « I Don't Know », « Crazy Train », ça n'a pas de prix surtout qu'Ozzy a toujours le chic pour bien s'entourer entre les anciens de la maison Rob Zombie, Tommy Clufetos et Blasko, Adam Wakeman (fils du célèbre Rick Wakeman, membre de Yes ayant joué sur l'album Sabbath Bloody Sabbath) et bien sur Gus G. De la crème qui en fait juste ce qu'il faut sans tomber dans la caricature comme sur « Rat Salad ». Une heure et demi de concert qui en paraissent trente. Un vrai bon moment.

Shawn > L'apothéose, pas moins que ça. Voir Ozzy Osbourne un jour, ça relevais presque de l'utopie, du rêve ... Et pourtant. Quel concert mes amis, une setlist parfaite, tapant aussi bien dans les classiques de Black Sabbath que dans Blizzard Of Ozz. Merde quoi, on a quasiment le top du top de la discographie d'Ozzy, le fin du fin dont la majeur partie était déjà présente sur le live à Budokan, LA référence ! Accompagné d'excellents musiciens, c’en n'est que meilleur. Il faut reconnaître qu'à ce niveau là, le Madman a su y faire, après Randy Rhoades, Zakk Wylde, voici donc à la guitare Gus G. Alors que je suis personnellement un pro-Wylde, je n'ai qu'à m'incliner devant la fraîcheur du jeu du leader de Firewind. Son solo de guitare sera à ce titre bieeeeeeeeen meilleur que la chiure sonore que nous a sorti Zakk la veille. Ceci dit, Gus G a gardé beaucoup du gimmick de son prédécesseur tels que les harmoniques sifflées ou certains arrangements propre à Zakk Wylde.

Il faut reconnaitre, comme me le fera remarquer les quelques habitants de Clisson qui étaient juste à coté de moi et à qui j'ai expliqué en fin de concert la portée d'un titre comme Paranoid, Ozzy est un leader scéniquement à la ramasse. Beh c'est pas faux ... Heureusement qu'il est bien entouré car seul, malgré son aura et son influence sur la scène métal actuelle, il est totalement dépassé. Plusieurs fois, il nous aura fait le coup typique : je décroche le micro du pied, je me dirige vers la droite, j'ai fait 3 pas mais je me demande ce que je fous là, demi-tour, je reviens remettre le micro sur son pied. Heu ... lol ? Quoi qu'il en soit, son aura formidable doublé au talent de ses musiciens, et j'ai eu l'impression d'être dans le DVD de Budokan l'espace d'une heure et demi avec une setlist à chialer. J'en veux encore putain ... Long live the king.

"I CANT FUCKIIIING HEEEEAR YOUUUU !"

Setlist :
I Don't Know
Suicide Solution
Mr. Crowley
Bark at the Moon
War Pigs (Black Sabbath)
Road to Nowhere
Shot in the Dark
Rat Salad (Black Sabbath) (with guitar and drum solos)
Iron Man (Black Sabbath)
Fairies Wear Boots (Black Sabbath)
I Don't Want to Change the World
Crazy Train
-------
Mama, I'm Coming Home
Paranoid (Black Sabbath)


Dark Tranquillity
Rockhard Tent
23H25 > 00H25



Audrey W. > Dark Tranquillity sera le dernier groupe du festival que j'aurais vu, j'étais complètement morte mais j'ai beaucoup aimée leur prestation, le chanteur toujours aussi révolté traversant la scène de par en par, en toute somme grosse énergie, a revoir encore et encore !

Setlist :
At the Point of Ignition
The Fatalist
Lesser Faith
Misery's Crown
Monochromatic Stains
Iridium
Focus Shift
Dream Oblivion
Lost To Apathy
ThereIn
Final Resistance
Terminus (Where death is most alive)





Hawkwind
Terrorizer Tent
23H30 > 00H30



Hraesvelg > Par un hasard, qui n’existe pas mais que je m’explique mal, qui fait les grands moments, je me suis retrouvé sous la terrorizer à attendre, au niveau de la console du son pour bénéficier d’un rendu optimum, que les veterans legendaires de Hawkwind daignent apparaître. A l’image de certains groups que je ne serais peut être pas allé voir pour eux même, l’un des grands intérêts du Hellfest c’est, à mon sens, d’offrir à côté d’une programmation plutôt extrême ce genre de groupes de légendes. Certains s’en plaignent, je m’en réjouis et je profite. J’ai toujours aimé la musique et la démarche du groupe, de ce que j’en ai entendu, qui malgré une image bien space ne me semble pas convenir à ces odieux déjointés, leur musique étant un peu trop speed et les guitares trop présentes pour être véritablement planante. Toutefois la puissance hypnotique délivrée par le groupe est bien réelle, et j’en ai fait les frais : alors que je regardais le ballet des étonnantes danseuses mélé à la projection de formes évolutives, je suis complètement parti (certainement victime collatérale de l’enfumage généralisé de la tente) emporté bien loin des sphère terrestres. La redescente a été plutôt rude, et a légitimé mon départ avant même la fin du set : je me sentais souillé, saloperie de musique psychédélique. Très grand moment, expérience unique quoique un brin « spéciale ».



Opeth
Mainstage 2
01H00 > 02H00



John> Quoi de mieux qu’un concert d’Opeth pour clôturer ce 6ème Hellfest ? Rien ! Opeth a livré un concert absolument magnifique où l’ambiance était vraiment spéciale, un brin de mélancolie dans l’air. Un « In My Time Of Need » à vous filer le coup de blues, avant un final en apothéose avec « Master’s Apprentices » et l’envoûtant « The Drapery Falls ». Un set qui m’aura filé la chair de poule et la larme à l’œil, c’est tout retourné et rêveur que je regagne ma chambre d’hôtel, à l’année prochaine !

Orion > Les jambes sont très lourdes, le dos fait souffrir et les yeux se ferment tout seuls. Je regrette la programmation ce soir là car je n'ai pas pu apprécier le show comme il fallait. Il faut dire que les gars bourrés au Sky qui parlent à coté de toi sur un titre comme « Face Of Melinda », ça n'aide pas à l'immersion. Beaucoup de grands moments surtout quand un titre comme « Master's Apprentices » est joué mais je ne suis pas ému comme je le devrais. Même les surprises « In My Time Of Need » et « Hex Omega » auront du mal à m'atteindre. Je suis vraiment déçu mais ce n'est en aucun cas la faute du groupe (ou l'on retrouve l'ancien claviériste d'Yngwie Malmsteen, Joakim Svalberg) et d'un Mike, toujours aussi drôle (« J'espère que avez apprécié notre première partie, Ozzy Osbourne »). Je me rattraperai à Paris en novembre prochain.

Setlist :
The Grand Conjuration
Face of Melinda
The Lotus Eater
In My Time Of Need
Master's Apprentices
The Drapery Falls
Hex Omega


Kyuss Lives!
Terrorizer Tent
01H00 > 02H00



Självag > Putain, Kyuss ! Quel concert phénoménal ! On aura même pas remarqué l'absence de Josh Homme, tant le son de guitare est semblable à son jeu. Les fans ont eu ce qu'ils voulaient : des classiques reproduits à la perfection par un groupe emmené de front par son chanteur mythique John Garcia. La setlist est telle que tout le monde la désirait, un pot pourri des meilleurs morceaux. Les fans ont le sourire, moi y compris. On en ressort les yeux plein d'étoiles, quelle belle façon de conlclure cette édition 2011 qui aura été vraiment géniale au niveau des concerts.

Setlist :
Gardenia
Asteroid
Freedom Run
Thumb
One Inch Man
Molten Universe
Whitewater
El Rodeo
100°
Supa Scoopa and Mighty Scoop
------
Odyssey
Green Machine

Cradle of Filth
Rock Hard Tent
01H00 > 02H00



Eternalis : le voici donc enfin…le tant attendu dernier concert de ce festival, alors que la fatigue commence sérieusement à tirer les jambes et broyer les épaules.
Entre Opeth et Cradle, vous comprendrez que mon choix fut fait en l’honneur des anglais, avec l’espoir que toutes les mauvaises langues à propos du berceau de Dani ne soient que foutaises égoïstes. Et bien…
Comment dire ? Non le son n’était pas le problème, si ce n’est que les soli de Charles Hedger étaient inaudibles, malgré le fait que Dani se soit plus occupé à engueuler son ingé son qu’à regarder le public sur les trois premiers morceaux…il se foutait de nous ? C’est franchement l’impression que cela donnait, d’être le spectateur d’une répétition où rien ne semble allé comme monsieur le désirerait. Techniquement, le groupe est carré de chez carré mais entre les pucelles hystériques au premier rang, le manque de présence de musiciens qui visiblement n’étaient pas d’humeur et une intensité proche du néant, je peux vous dire que du troisième rang où je me tenais, je n’étais pas bien secoué…le vide sidéral.
Dani n’a jamais réussi à insuffler ne serais-ce qu’un soupçon de folie, d’envie dans son set…et ce n’est pas sa nouvelle coiffure coupée court avec les cheveux orange qui me fera dissiper cet effet de voir un groupe pas du tout concerné par ce qu’il fait (et pourtant, il a très bien chanté). Dès lors, l’effet est d’autant plus grave lorsque l’on regarde la qualité presque jouissive de la setlist, à savoir un morceau par album. Le pur bonheur, entamé par un « Funeral in Carpathia » (qui, vu la tête des jeunes, leur était inconnu) puis par le furieux enchainement « Honey & Sulfur » et « Lilith Immaculate ». Cradle continuera avec « Nymphetamine Overdose » mais, faute de goût, se contentera de la version single à mon grand dam (saccage commercial quand tu nous tiens…et cette claviériste ne sachant pas chanter…). « Ebony Dressed for Sunset », « Forest Whispers my Name » et « The Principle of Evil Made Flesh » continueront avec violence et chaos mais sans jamais m’émoustiller plus que cela, complètement passif à un spectacle creux, sans artifices ni maquillages théâtraux comme le groupe nous y a habitué depuis des années. Seul "Her Ghost in the Fog" fera réellement participer le public...
Le génial, mais ici massacré, « Cruelty Brought the Orchids » terminera les hostilités avant un « Mannequin » aussi plat qu’en studio…
Un seul mot me reste à la bouche…déception…immense lorsque je me souviens de la setlist magnifique mais devant ce manque de mobilisation général, ce concert qui semblait plus les faire chier qu’autre chose…
Ce n’est certainement pas avec un tel concert que le groupe redorera son blason scénique, ni que l’envie de les voir seul me viendra à l’esprit (tenir une demi-heure de plus ? Jamais…). Reste des artistes phénoménaux en studio mais qui, définitivement, ne tirent rien de l’épreuve live…

Setlist :
Funeral in Carpathia
Honey & Sulfur
Lilith Immaculate
Nymphetamine Overdose (single version)
Her Ghosts in the Fog
The Principle of Evil Made Flesh
Ebony Dressed for Sunset
The Forest Whispers my Name
Rappel :
Cruelty Brought the Orchids
Mannequin

Bilan du Hellfest par chaque membre d'U-zine à venir prochainement!


Compte-rendu de la journée du vendredi ici.


Compte-rendu de la journée du samedi ici.



Posté par Team U-zine, le 10 Juillet 2011.


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