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Hellfest 2011 - Samedi (Partie I)


SAMEDI 18 JUIN



Liste des groupes commentés :

Headcharger - Lyzanxia - Crucified Barbara - Total Fucking Destruction - Nasty - Whiplash - Angel Witch - Severe Torture - Mekong Delta - Hammerfall - Hail Of Bullets - Hemoragy - Raw Power - Exhumed - Municipal Waste - Skyforger - Destruction - Apocalyptica - 1349 - Times Of Grace - Sodom - Black Label Society - DRI - SepticFlesh - Kreator - Terror - Scorpions - Bolt Thrower - Coroner - Triptykon


Compte-rendu de la journée du vendredi ici.


Headcharger
Mainstage 1
10h00 > 10h30



Shawn > Tout comme Valient Thorr avait réveillé tout le monde avec son rock'n'roll et ses sonorités groovy, les normands de Headcharger ont la tâche d'ouvrir le festival pour cette deuxième journée. Un concert énergique, avec des musiciens très contents d'être là, avec une joie très communicative malgré l'affluence encore faible à 10h du matin. Le groupe pourra néanmoins se vanter d'avoir été là et d'avoir donné une prestation honorable et transmis leur bonne humeur !

Setlist :
Up to You
Without a Nation
A Thousand Tides
Do You Think of Me
Intoxicated
You Wanna Dance You Gotta Pay The Band






Lyzanxia
Mainstage 2
10h35 > 11h05



David > Lyzanxia fait partie de ces groupes dont j'ai beaucoup entendu le nom sans jamais avoir franchi le cap de l'écoute, pour une raison que même moi j'ignore. Finalement, c'est en allant aux chiottes que je passe devant la Main Stage 2, la fin du set des Angevins m'arrivant aux oreilles. Et surprise, il faudrait peut-être que je me penche sur leur musique, car pour le peu que j'en ai vu, j'ai trouvé leur prestation pêchue, la musique bien thrash, c'est efficace et ce malgré l'audience clairsemée (que voulez-vous, à cette heure de la journée...). Rajoutons à cela un son plus que correct, qui m'a fait regretté de ne pas être arrivé un quart d'heure plus tôt sur le site du festoche.


Crucified Barbara
Mainstage 1
11h10 > 11h40



Shawn > Ahh, qu'elles étaient attendues les suédoises ! Pour leur musique, certes, mais aussi parce qu'il s'agit de l'un des rares groupes marchant sur les traces des Girlschool, légendaire groupe féminin de hard rock qui était à l'affiche en 2009. Le groupe nous livrera un concert plein d'énergies enchaînant les titres groooovy tel "Sex Action" ou "Rock'n'roll Bachelor". Rien de tel pour émerger de la courte nuit. Accompagné d'une bière fraiche et c'est le paradis surtout que les nuages de la veille ont commencé à se dissiper, laissant entrevoir une radieuse journée (en réalité il finira par pleuvoir malgré tout). Concert malheureusement trop court pour être apprécié sur la longueur, mais on ne demande qu'à revoir le combo suédois en salle sous peu.






Total Fucking Destruction
Rockhard Tent
11h10 > 11h40



David > Pour voir un peu de grind au Hellfest cette année, il fallait se lever tôt ! La journée commence à peine, mais pas mal d’aficionados sont quand même présents sous la Rock Hard en dépit de l’heure. Et ils ont eu raison ! Les Américains déjantés vont bien bouger tout ça, et en particulier leur batteur/chanteur totalement fou, Richard Hoak ! Le groupe de Philadelphie enchaîne les titres avec une vitesse et une brutalité qui fait plaisir à voir, et moi qui ne connaissais pas trop TFD je suis assez… mitigé, du moins musicalement parlant. J’ai trouvé ça bien foufou, et pas monotone pour deux sous puisque différents tempos sont alternés… mais trop difficile à suivre pour ceux (dont moi) qui ne connaissent pas les morceaux ! Ça part vraiment dans tous les sens, d’autant plus que le son n’avait pas décidé de nous aider à mieux comprendre tout ce joyeux bordel.
Heureusement, la prestation scénique a parfaitement tenu en haleine les festivaliers. Ça bouge bien, le chant est partagé entre les trois protagonistes sur scène… et puis, Richard Hoak quoi. Ce mec cultive le paradoxe d’avoir une drôle de dégaine et un charisme d’enfer ! En plus de chanter la plupart des lyrics derrière ses fûts, de se déchaîner comme un dingue durant les morceaux, il profite de chaque interlude pour quitter sa place pour venir embêter ses collègues, haranguer le public et faire étalage de son grain de folie ! J’ai été particulièrement marqué par le passage où il a fait gueuler à tout le monde « leave me alone ! » pour à son tour le hurler dans les oreilles de ses collègues et à chaque coin de la scène comme s’il était possédé... Une vraie bête de scène qui aura égayé la prestation de son groupe.

GazaG > Levé bon pied bon oeil, des bouts de croissants encore dans les dents, et la première bière de la journée en main, direction la RockHard pour TFD. J'y suis allé pour me réveiller, et j'ai pas été déçu ! Un set rondement mené par une formation atypique. On comprend pas tout parfois, mais qu'importe, le public présent en voulait plein les oreilles, et est ressorti aux anges. En ce samedi matin, le son des Américains est plutôt bon : les instruments sont tous discernables (un luxe que certains groupes de la journée ne pourront pas se payer). C'est carré, rapide, ça avoine, du Grind maîtrisé en somme. Mention spéciale au batteur, martelant les futs avec la même violence que son chant. En résumé, une prestation qui met la patate pour le reste de la journée !

Hraesvelg > Bon, bah c’est reparti : réveil douceur, journée bonheur ! Putain, comme ça, de bon matin, ça fait bizarre d’en prendre autant plein la gueule ! Un groupe avec un tel nom qui fait du grind en même temps, faut pas s’étonner ! Le batteur est énorme, ultra présent, et son jeu est franchement, heu, “démonstratif” ! En plus de tirer des goules pas possibles sur les blast, le brave homme hurle comme un dément dans le micro … ou en dehors, comme lorsque qu’il se met à hurler « I want to be alone !!! », d’abord sur son siège, puis au nez de ses camarades, puis en tournant le dos au public. Le pauvre semble avoir complètement craqué mais au moins ça met d’attaque !

Rone > Encore une belle journée, Total Fucking Destruction va vous réveiller! Mission accomplie. Les titres s’enchaînent et se ressemblent. Du grind de fou (pléonasme?) qui blast à la limite de la crise d’épilepsie, ce fut intense et efficace. Le set se termine tout en douceur sur un morceau composé par le chien du batteur et les applaudissements d'une assistance plutôt clairsemée.

Självag >Un petit Total Fucking Destruction pour se réveiller ? Mange ça ! Une avalanche de son incompréhensible, un concert qui aurait pu être bien plus agréable si on avait pu en discerner quoi que ce soit. Mais au final, c'était surtout un gros bordel.


Nasty
Terrorizer Tent
11H30 > 12H00



Caacrinolas > Quoi de mieux qu’un petit cour de gymnastique pour bien commencer la journée ? Inutile de dire que j’attendais les gaillards de Nasty de pied ferme. A tel point que j’ai même réussi à y trainer Orion et Hraesvelg, admirez l’exploit. Mais le plus important ici c’était bel et bien la prestation des Belgeois-allemands, une demi-heure c’est très court, mais une demi-heure avec Nasty ça équivaut bien à pas loin d’une heure de footing. Alors oui encore une fois inutile de dire que ce fût le CHAOS, la fête à la poussière en somme. Et Hellfest oblige je peux vous dire que se prendre Oussama Ben Laden sur la tête ou mosher aux cotés de Mario et Luigi ça vous change un homme. Bon après ai-je réellement besoin de préciser que la set list ne fut constitué uniquement de tubes ? « Rockets with a message » qui comme d’hab aura tout retourné, mais surement moins que « Chaos » et encore et surtout « Agression » qui reste définitivement mon morceau préféré du groupe. « Just Kind » s’impose également comme l’un de meilleurs titres du groupe en live. Et contrairement au concert que j’avais pu voir d’eux à Paris, le groupe s’est montré clairement plus loquace et la violence du pit ne s’en est retrouvée que renforcer. Donc oui 11H30 la gym = Parfait. Ne reste plus qu’à les revoir sur Paris, et si possible cette fois pas le vendredi du Hellfest…

John > Un croissant aux amendes chopé en vitesse à la boulangerie, une bière et direction la Terrorizer Tent voir les belges de Nasty et le public faire sa gymnastique du matin. Présence obligée, Caacrinolas se sentait d’humeur karaté kid et c’est un vrai moment Nutella à partager en famille. Ce que je retiendrai de leur prestation ? Caacrinolas qui se nique l’œil sur le premier titre après l’intro. Musicalement ? C’est en place, mais le beatdown à tendance à vite me gaver. Ca tombe bien, le chinois d’hier soir est mal passé, footing jusqu’au toilettes !

Setlist :
Kid's World
Fire on the People
Rockets with a Message
Second Life
Chaos
Fuck it
Ice Age
Just Kind
As the bood runs cold
One Voice
Incum


Whiplash
Mainstage 2
11H45 > 12H15



David > Premier groupe de thrash metal à débarquer sur une scène de cette édition 2011, Whiplash fait partie de ces groupes américains qui ont toujours fait partie des seconds couteaux de la scène. Et honnêtement, quand on les voit sur scène, on apprécie le son et le spectacle tout en comprenant parfaitement pourquoi ils n’ont jamais réussi à se mettre en lumière comme certains de leurs collègues. Les compos sont typiquement thrash old school (seul des morceaux des vieux albums ont été joués), avec quelques passages bien mélodiques. Le tout se laisse écouter agréablement, et les acteurs sur scène jouent parfaitement leur rôle, que ce soit le bassiste headbanguant avec conviction, le batteur qui fut carré comme il faut et surtout Tony Portaro, frontman de cette formation.
Ce dernier assure des vocaux acérés et un jeu nickel à la guitare (à noter de belles inspirations au niveau des soli !), et le public répond lui aussi présent avec des circle-pits en veux-tu en voilà ! Mais voilà, pour moi la mayonnaise n’a pas complètement pris et j’ai fini par trouver le temps long (sans pour autant que ce soit un calvaire). On dira que ce groupe culte est quand même loin d’atteindre la prestance d’un Kreator ou Sodom, pour citer des groupes présents aussi au festival !

Rone > Les voilà, les vétérans du speed/thrash! Whiplash ouvrira les hostilités pour cette journée résolument "Thrash" sur la mainstage 2. Le set sera axé sur le quasi-cultissime Power and Pain dont le groupe soufflait tout juste ses 25 bougies. Un peu de old-school ne fait jamais de mal, bien au contraire! Mais l'on pourra reprocher aux membres d'avoir été un brin trop statiques et pas réellement communicatifs. Il faudra se contenter de leur thrash speedé agrémenté de solis entêtants. Last Man Alive, Message in Blood ou encore Power Thrashing Death ressortent en live comme une invitation au headbang. A revoir!

Självag >Première figure thrash de ce samedi dédié à la veste à patchs ! Les ricains nous offrent un show de grande qualité, avec un leader en forme et un son au top. Leur speed/thrash échauffe les cervicales d'un public content de démarrer sa journée du thrash par un show de cette qualité.


Angel Witch
Mainstage 1
12H20 > 13H00



David > Rien de tel pour se faire un concert pépère (c’est-à-dire reposant tout en étant agréable aux oreilles) que la venue d’Angel Witch sur la Mainstage 1 ! Le quatuor comptant notamment Bill Steer (Ex-Carcass et Napalm Death, pas vraiment la même sauce musicale !) et à sa tête le chanteur/guitariste Kevin Heybourne va durant une grosse demi-heure nous faire effectuer un retour en arrière fort agréable à coup d’hymnes, quasiment tous sortis de l’album éponyme paru il y a plus de 30 ans. A croire que le combo issu de la NWBHM n’a sorti qu’un seul et unique album, mais c’est compréhensible vu le temps de jeu en festival et la qualité dudit album ! C’est pas compliqué : moi qui ne connaissais que quelques morceaux (dont l’excellent « White Witch »), j’ai rapidement pris mon pied à reprendre les refrains qui rentrent bien comme il faut dans le crâne.
Et un regard autour de moi m’a permis de comprendre que j’étais loin d’être le seul ! L’ambiance n’était pas vraiment propice à la folie, mais plutôt à une communion où chacun s’époumone pour se faire entendre au maximum sur chacune des compos. Le groupe est en forme et aucune fausse note ni problème de son véritablement emmerdant ne fut à déplorer de tout le set, même si le poids des années a dû avoir son effet sur Kevin Heybourne qui n’essaye même pas de ressortir les cris aigus qu’on entend sur album. Qu’à cela ne tienne, le reste de ses lignes de chant est impeccable et c’est avec grand bonheur que j’y vais de toutes mes forces vocales sur « Atlantis », « Angel Of Death » et le refrain culte du morceau « Angel Witch ». Un très bon moment !

Setlist :
Gorgon
Confused
Sorceress
White Witch
Atlantis
Angel Of Death
Baphomet
Angel Witch


Severe Torture
Rockhard Tent
12H20 > 13H00



Hraesvelg > Pan, re-mandale ! Les mecs ne sont pas là pour rigoler, à l’image du chanteur qui est complètement dedans, arpentant la scène de long en large avec une tête bien haineuse comme il faut. Set carré, propre, sans bavures : le public est à genoux ! Y a des pays comme ça, je sais pas si c’est culturel, mais ils ont une gestion de la violence musicale assez inouïe, et l’armada batave qui déboule sur le HellFest nous le démontre assez catégoriquement ! On pourrait pinailler sur le son qui aurait pu être meilleur mais bon, l’essentiel n’est pas vraiment là et il a été assuré !





Mekong Delta
Mainstage 2
13H05 > 13H45



David > Si les Allemands sont plutôt habitués à nous délivrer un thrash metal brut de décoffrage, ceux-là ne sont pas vraiment du même bord : Mekong Delta fait dans la grandiloquence, la complexité et la mélodie. On a donc affaire à un set de thrash progressif nous évoquant même par moments Dream Theater, autant dire que c’est pas le genre de la maison d’aller droit au but. Beaucoup de morceaux longs, techniques, à tiroirs, alternants passages ultra mélodiques (repris par un chanteur qui a ce qu’il faut de charisme et de puissance vocale, en témoigne sa performance sur « Heartbeat », qu’on aime ou pas le style !) et autres plus rentre-dedans. De ce fait, il me fut très difficile de rentrer dans le show. Si j’ai trouvé certains passages vraiment géniaux et prenants, d’autres m’ont en revanche bien fait chier.

Dans tous les cas, le groupe possède un sacré bagage technique ; que ce soit les guitaristes, le bassiste qui était agréablement mis en avant, ou le batteur qui doit jouer sans arrêt avec les changements de tempo. Le tout est agréable à voir jouer, et le très sympathique vocaliste communique bien avec le public. Particulièrement en avant sur scène, il s’effacera au profit de ses acolytes durant l’instrumental « The Hut Of Baba Yaga », morceau très connu de la formation d’outre-Rhin. Mais jamais le show ne s’emballera réellement, le public étant globalement aussi observateur que moi sur la performance du groupe Allemand.


Hammerfall
Mainstage 1
13H50 > 14H35



GazaG > Attention : avis d'un fan de Legacy Of Kings déçu.
Par où commencer avec Hammerfall ? … Un concert très attendu pour moi ce Samedi. Grand fan de la première ère des Suédois, j'attendais la formation au tournant. Le groupe entame avec leur nouvel album Infected qui, il faut l'avouer, passe le test du live avec succès. Le groupe dégage une bonne énergie, et communique avec le public, qui le lui rend bien, HammerFall et la fosse ne formant plus qu'une seule et même entité à la fin du set. Tiens le set, parlons en. Mettre en avant Infected, c'est compréhensible. Placer une où deux power balades, pourquoi pas (c'est peu être même sur le cahier des charges de tout groupe de power …. ?). Mais où sont passés les tubes ? Alors oui on a eu Hearts on Fire, Let's The Hammer Fall, et Hammerfall. Mais où sont les titres kitutou, qui envoient vraiment du bois, les Heading The Call, Legacy Of Kings ou encore Dreamland ? Ca ça fédère !

Bon on va pas non plus faire les blasés, le show était quand même de qualité, et c'est un bon moment que j'ai passé avec les Suédois, mais mon âme de gosse de 14 ans n'en ressortira pas satisfaite. Un set plus long pour la prochaine ? Je prends rendez-vous sur le champ.

Eternalis : la baffe heavy métal du week end n’est pas forcément venue de ceux que l’on attendait le plus. Impensable de ne pas être présent pour quelqu’un comme moi, je n’attendais pourtant pas grand-chose de suédois énormément perdu en chemin depuis une dizaine d’années, malgré un sursaut salvateur sur le petit dernier « Infected ».
Sous un soleil de plomb, c’est justement avec « Patient 0 » que les hostilités commencent et on voit que le groupe est attendu. Applaudi par une énorme masse, la foule a scandé le nom des suédois tout le long du concert et même après, devant un Joachim Cans déchainé, très en forme vocalement et visiblement touché par un tel accueil. « Renegade » est venu se rappeler au bon souvenir des fans sur ce refrain simple repris en chœur par le public avant que le nouveau « Bang Your Head » ne fasse sacrément son effet.
Et quel plaisir de voir Oscar derrière sa guitare, souriant comme un gosse, sautant et courant de long en large (voir glisser entre deux retours à un moment), notamment sur des tubes aptes à époumoner le festival comme « Hammerfall » ou l’énorme « Heart on Fire ». Même le « One More Time » chiant à mourir sur disque trouve une seconde chance en live, même si j’aurais personnellement aimé que Anders Johansson y mette un peu plus de pêche à la batterie.
Le groupe quittera la scène après 40 minutes sous des applaudissements chaleureux, à grands renforts de blagues de Joachim (« Pour qui c’est le premier concert d’Hammerfall ? Mais vous avez branlé quoi les dix dernières années ? ? ? » « Quoi vous ne connaissez pas cette putain de légende ? Vous savez, le batteur qui fait plus d’heures de conneries que de temps de jeu ! »).
Un superbe moment et du baume au cœur pour les fans plus traditionnels…avec en prime un grand sourire aux lèvres.


Orion > Premier groupe de la journée en ce qui me concerne juste après l'interview avec les sympathiques gars de Klone. Arrivé en cours de set, je pensais ne rester qu'un ou deux morceaux devant le groupe réputé pour son kitsch et malgré l'attirail des musiciens, bien Hammerfall, ça envoie et pas qu'un peu. C'est même carrément fédérateur. J'ai, ce samedi, compris qu'Hammerfall n'était surement pas un très grand groupe de studio mais qu'il était taillé pour la scène au point de se tâter à les accompagner lors d'une hypothétique prochaine date à Paris.

Shawn > Hammerfall faisait parti des groupes que je ne voulais absolument pas manquer. Malheureusement, l'interview avec Nick Catanese de Black Label Society étant originellement prévue plus tard dans l'après midi a été avancée et coïncide avec le début du concert des suédois ... Qu'importe, je ne rejoindrai le concert que pour les 3 derniers titres. Un "One More Time", extrait de leur dernier album qui sonne très bien, même si j'aurai préféré entendre "Bang Your Head", joué quelques poignées de minutes plus tôt. Notons tout de même que le titre passe plutôt bien. Il s'ensuivra deux tubes de la formation, "Hearts On Fire", titre qui m'avait permis de découvrir le groupe sur Eurosport vu que le clip mettait en scène l'équipe feminine de curling finlandaise, et "Let The Hammer Fall". Trois titres, c'est donc trop peu pour juger un groupe mais le peu que j'en ai vu m'a fait regretté d'avoir louper le reste. Une interview de Black Label Society, ça se mérite bordel !

Setlist :
Patient Zero
Renegade
Bang Your Head
Last Man Standing
Bloodbound
Hammerfall
One More Time
Hearts on Fire
Let the Hammer Fall


Hail Of Bullets
Rockhard Tent
13H50 > 14H35



Caacrinolas > Le temps de me remettre de mes émotions durant Nasty j’ai honteusement du zappé Severe Torture…Mais qu’importe le VRAI concert à ne pas rater ce samedi outre Bolt Thrower c’était bel et bien les hollandais d’Hail Of Bullets. Suffit de relire mon avis sur le groupe lors de son passage au Neurotic pour savoir ce que j’en pense, reste qu’il fallait confirmer tout ceci devant un public encore plus gros. Et à défaut de confirmation j’ai eu un passage à tabac dans la tête par 5 néerlandais. Sérieusement c’est à se demander comment ils font pour être aussi carrés, aussi puissants et tout simplement aussi bon. 45min qui sont passés comme 30 sec, un set list de FOU où ils ont mêmes étés jusqu'à joué « Berlin ». Un Van Drunen qui décidemment ne sera jamais mauvais en live, le reste du groupe (Baayens en tête) pas en reste non plus, un son pas dégueu, bref toutes les conditions réunis pour avoir un vrai concert de death, et dieu sait qu’on l’a eu. Inutile de dire que la fin du concert sur « Ordered Eastward » ne fût qu’un vaste champ de bataille. Vivement l’acte III du coté des teutons.

David > Aaaah, enfin du death bien gras qui tâche ! C’est le all-star band Néerlandais (avec notamment l’ex-Gorefest Ed Warbyou encore Monsieur Martin Van Drunen himself dans ses rangs) qui va venir nous déboucher les cages à miel en ce début d’après-midi, et de quelle manière ! Dès les premières notes de « Operation Z », le ton est donné : un groupe qui malgré les carrières respectives de ses membres a sacrément faim. Rythmiques old school la plupart du temps, les compos extraites des deux albums alternent entre tempo rapide et passages d’une lourdeur écrasante (« General Winter »). Beaucoup de moments sont d’ailleurs propices aux réponses du public à coups de « hey ! hey ! ». Cette foule semble très motivée pour le show des Hollandais, les pogos se multipliant et le groupe étant chaleureusement applaudi entre chaque morceau. La musique de Hail Of Bullets possède une grande puissance de feu, elle est d’ailleurs magnifiquement servie par le son de la Rock Hard, bien puissant et limpide ! Un rouleau compresseur qui va parfaitement avec le thème guerrier abordé par la plupart des compos jouées ce soir !

Je ne pouvais pas parler de ce show sans évoquer Martin Van Drunen. Alors ouais, c’est vrai, je suis un grand fan de ce mec et le paragraphe qui suit risque de faire lèche-boules… mais quand même ! Quel frontman, et quel charisme ! Le poids des années ne se fait absolument pas sentir sur la motivation de ce dernier (c’est aussi valable pour tous les autres !), qui tout souriant harangue la foule ou fait le con, marchant au pas façon militaire sur l’intro de « Ordered Eastward »… le genre de mec avec qui on a envie d’aller boire une bière quoi. Et vocalement, Van Drunen a encore fait du Van Drunen. Un timbre old school et qui lui est bien spécifique, une puissance vocale qu’il n’a plus à prouver… Bref, les légendes du death metal auront une fois encore foutu une dérouillée à toute l’assemblée !

Hraesvelg > Y a pas, ces gens là ont un secret : comment font-ils pour allier attitude cool et sauvagerie dans les instants qui suivent ? dès les balances, il y a un truc particulier : le groupe déboule au grand complet et joue un titre complet pour la grande joie des fans déjà massés en nombre aux premiers rangs. Tout ce beau monde à la banane mais envoie le pâté comme il faut, avec ce petit supplément d’âme bien haineux ! De retour pour le début du set, ça rigole beaucoup moins et les musiciens sont tous à bloc, guitaristes en tête ! Seul l’impressionnant frontman déconne de temps à autres, comme pour mieux beugler ensuite et mettre tout le monde d’accord. La zique suit bien le « concept » du groupe : brutale, implacable, conquérante. Dire que leurs collégues de Bolt Thrower sont attendus dans la soirée … ouch !

John > Je n’assisterai pas à l’interview de Black Label Society hélas, mais pour une bonne raison : Hail Of Bullets. « Of Frost And War » m’avait collé une grosse mandale dans la gueule à sa sortie en 2008, et je compte bien reprendre la même aujourd’hui. Si le son fût un poil approximatif au départ, il s’est vite améliorer. Bien que la bonne humeur et une certaine osmose se dégagent des hollandais, ils ne sont pas là pour blaguer et pour le coup ça se transforme en vraie guerre sur scène. Martin Van Drunen véritable légende est impressionnant aussi bien de part son charisme que vocalement. Mesdames et Messieurs, c’est pendant des shows comme cela que je regrette mes cheveux longs et que je me demande encore pourquoi la calvitie m’a choisie ! Qu’importe, j’aurai headbangué du bonnet sur un « Ordered Eastward » totalement dévastateur et martial, et ça, j’en suis bien content.

Setlist :
The Eve Of Battle
Operation Z
Red Wolves Of Stalin
Full Scale War
General Winter
Berlin
Kamikaze
Tokyo Napalm Holocaust
Ordered Eastward




Hemoragy
Mainstage 2
14H40 > 15H20



Audrey W. > Normalement Ce devait être The Haunted qui devait jouer mais ils ont eu des petits soucis, ils joueront donc au Metalcorner le soir même à la place d'Hemoragy.
Bref, le concert commence sans guitariste si j'ai bien compris car il est en train de décuver, normal il ne devait pas s'attendre a jouer si tôt.
Enfin un show plus qu'honorable de leur part.




Raw Power
Terrorizer Tent
14H40 > 15H20



David > “Hardcore since 1981” peut-on lire en fond de la Terrorizer. C’est qu’on a affaire ici à un groupe culte, mais finalement pas super connu si on le compare à la mouvance NYHC. Malgré cela, on retrouve une Terrorizer bien pleine prête à accueillir les Italiens. Pour l’anecdote, ma seule présence sous cette tente vient du fait que Napalm Death reprend le titre « Politicians » en live. Comme quoi, le hasard fait bien les choses, et je me prends dans la tronche ce que je suis venu chercher avec une formation de hxc old school : des titres courts et rapides s’enchaînant à 100 à l’heure, des sauts de cabri dans tous les sens, et une énergie bien communicative assez proche du punk (ça m’a rappelé la prestation de The Exploited la veille).
Mauro Codeluppi nous délivre ses vocaux rageurs pendant tout le set qui ne connaîtra pas de temps mort : ça bastonne ! Bravo au groupe qui a tenu le rythme pendant 40 minutes, notamment le batteur qui s’est montré à l’aise ou encore le guitariste rasé qui multipliait les sauts dans tous les sens. L’autre guitariste Tommi Prodi (arborant fièrement le symbole de la faucille et du marteau sur son débardeur rouge) n’est pas en reste, mais c’est surtout le vocaliste qui m’a mis une claque par sa fougue. Comme quoi, le hardcore ça conserve, qu’on joue ou qu’on soit dans le public d’ailleurs : sous la Terrorizer, les pogos et autres slammeurs qui se seront fait porter jusqu’au fond de la tente témoignent de la furie du moment passé ! Une grosse baffe, malgré le son qui n’aura pas toujours rendu justice à la musique du groupe. Quoi, déjà terminé ?


Exhumed
Rockhard Tent
15H25 > 16H10



David > Exhumed est venu, a vu, et a tout défoncé sur son passage ! Pourtant, j’avais eu de mauvais échos de leur prestation au Neurotic Deathfest il y a même pas deux mois. Dès le départ, le guitariste et le bassiste retournent leurs guitares, nous montrant les mots « Gore » et « Metal »… Est-ce annonciateur d’une setlist axée sur le premier (et meilleur !) album des Californiens ? Eh bien OUI, et comment débuter mieux cette boucherie en règle qu’avec un bon vieux « Necromaniac » ? Pas statique pour deux sous, les membres du groupe nous livrent leur death/grind parsemé ci et là de quelques lignes un peu plus mélodiques (dont des soli bien inspirés) avec rage, le tout servi par un son parfaitement adapté : crade, mais néanmoins audible.
Matt Harvey était d’ailleurs bien en forme pour le public du Hellfest (qui a parfaitement répondu aux Américains), ses vocaux rageurs étant parfaitement audibles, dommage que le bassiste aux growls n’était loin d’atteindre la puissance vocale des albums. Comme je le disais plus tôt, « Gore Metal » a bien été représenté, et c’est un vrai plaisir de se prendre dans la gueule « Deathmask » ou un « Limb From Limb » que j’espérais sans vraiment l’attendre, mais qui m’a donné une sacrée envie de contact physique avec mon prochain ! Un petit « Open The Abscess » parachèvera cette nouvelle tuerie, merci Exhumed !

Självag >Pour moi l'un des meilleurs concerts death de cette édition 2011. Le death/grind gore et crasseux des américains est appuyé par un son puissant et crade pour un rendu absolument monstrueux. Une grosse claque que nous offrent les américains, visiblement heureux d'être là, tout comme le public qui le lui rend bien. GORE METAL

Setlist :
Intro
Necromaniac
As Hammer to Anvil
Limb From Limb
Deathmask
Casketcrusher
The Matter of Splatter
Open the Abscess


Municipal Waste
Mainstage 2
16H15 > 17H00



Caacrinolas > Là aussi pour une raison inconnue j’ai zappé Exhumed mais qu’importe puisque là aussi il y’aura séance de rattrapage. S’en suivait Municpal Waste dont je n’ai jamais vraiment été fan sur cd mais dont l’ami John m’assurait une prestation live excellente… A ce stade là le pit c’était l’excellence, mais l’excellence du grand n’importe quoi tant il fût déchainé. Et ce même durant l’intro, alors je n’ai pas compté le nombre de Circle pit, de slam et autres joyeusetés mais encore une fois quelle boucherie un moment vraiment fou, a tel point qu’on y trouvait tout et n’importe quoi…y compris des personnes vêtues UNIQUEMENT d’un perfecto (je ne vous fais pas de dessin). Un excellent moment donc qui n’a fait que me donner l’envie d’aller voir le groupe en salle

David > Un groupe pratiquant un croisé des styles musicaux les plus furieux sur scène (en l’occurrence, le thrash et le hardcore) ne pouvait pas décevoir. Et Municipal Waste peut se vanter d’avoir déclenché l’un des plus gros bordels du Hellfest, si ce n’est le plus gros ! Arrivés sur la musique de Rocky III, les Américains commencent de manière bien potache, et donnent le ton du moment qui va suivre : des riffs et de la folie certes, mais dans la joie et la bonne humeur !
Dès le lancement du set, c’est l’orgie devant la Mainstage 2 ! De nombreux slammeurs se lancent sur la foule, les pogos se font à grande échelle ainsi qu’un circle pit qui pendant quelques minutes ne cessera de croître pour emporter dans son sillage de plus en plus de personnes… assez impressionnant à voir à vrai dire, tout comme le gigantesque wall of death qui se formera à la demande du groupe ! Le groupe est bien à son aise sur une scène de festival, et le montre en enchaînant à vitesse grand V les titres issus des quatre albums dont les terribles « Headbanger Face Rip » et « The Thrashin’ of The Christ » !

Les deux chanteurs (le frontman Tony Foresta ainsi que le bassiste) ne manqueront pas d’encourager tout ce petit monde à foutre encore un peu plus le boxon, et faire le pitre, notamment en introduisant les deux morceaux « Black Ice/I want to kill the president » : « nous allons jouer Black Ice et I want to kill the president, pour faire plus court on va appeler ça Black President, mais un président noir c’est peut-être pas une bonne chose ». Pour montrer son penchant pour la fête et la bière, même chose : « le prochain morceau va parler d’alcool… Donc, nous pensons que c’est une très bonne chanson ». Malgré un son perfectible (trop de basses), voir un tel spectacle aurait mis de bonne humeur n’importe quel grincheux, rien que pour ça, un grand coup de chapeau aux thrashers ! « Municipal Waste is gonna fuck you up ! »

GazaG > Vu en 2009, je passe devant la MainStage 2 et reste pour quelques chansons des Américains. Cet avis ne se fera donc que sur une partie du concert. Première constatation : toujours aussi motivés les types ! C'est bien carré et ça file vite, sans trop de temps mort, histoire de rassasier la fosse qui en redemande. Municipal Waste à l'air de bien faire son taf. Le son de la MainStage est plutôt clément envers les Américains, les guitares ont l'air plus percutantes qu'en 2009. Les compos sont donc plus « rentre dedans ». Quel dommage que l'appel de la buvette soit si fort.

John > Municipal Waste ! Assurément le groupe que je ne devais pas louper aujourd’hui après un concert de folie en décembre dernier au Glaz’art (Paris) où les thrashers avaient totalement retournée la salle. Le concert s’était transformé en une grosse fête, je crois d’ailleurs que je n’avais jamais été aussi bourré durant un concert (5 fois à terre quand même !).
Qu’importe, aujourd’hui Municipal Waste est de retour au Hellfest après avoir foutu un gros bordel en 2008. On remarquera un grand nombre de tee-shirt à l’effigie du gang de Richmond, l’attente est énorme et dans quelques minutes on s’apprête à voir le plus grand bordel du festival. Un bon concert de Municipal Waste ça se prépare, c’est pourquoi nous devons faire un détour éclair au camping afin de descendre une demi bouteille de Jagermeister bien chaud et dégueulasse. Caacrinolas et moi-même sommes bourré comme des coins, direction LE PIT !
Pour commencer, nous allons lister un nombre de chose improbable retrouvée au milieu du pit, car oui un concert de Municipal Waste sans aucun truc débile n’en est pas un. C’est avec plaisir que nous avons pu faire slammer Oussama Ben Laden et son AK47 (Ouslamma Ben Laden), faire un circle pit avec un mec la bite à l’air sous son prefecto ou encore faire des wall of death avec des requins et autre connerie de ce genre (un père Noël au mois de juin !).
Sur scène Tony Foresta est intenable et le groupe enchaîne les morceaux à grande vitesse pour ne jamais laisser tomber la pression. Le pit se transforme en un pogo géant, on bouffe la poussière comme jamais, putain que c’est bon ! Mention spéciale au « Thrashin’ Of The Christ », « Wrong Answer » et son circle pit géant ou encore à la triplette de fin : « Unleash The Bastards / The Art Of Partying / Born To Party » qui achèvera tout le monde. Municipal Waste is gonna fuck you up ! Vivement un retour en Europe !

Självag > Putain, comment on s'est fait fucker up ! Un concert de grand malades, avec un pit déchaîné. Rien de bien surprenant pour Municipal Waste qui aura une fois de plus conquis l'assemblée à coup de gros riff et de son groove phénoménal.

Setlist :
Intro (Training Montage from Rocky III)
Terror Shark
Headbanger Face Rip
Divine Blasphemer
Beer Pressure
The Thrashin' of The Christ
Wolves of Chernobyl
Drunk as Shit
Sweet Attack
Wrong Answer
Sadistic Magician
Black President (Black Ice + I Want to Kill the President)
Unleash the Bastards
The Art of Partying
Born to Party


Skyforger
Rockhard Tent
17H05 > 17H55



GazaG > Je lis ce qu'il reste de mes notes, et le seul mot à peu près lisible pour Skyforger est « bordel ». En y repensant, c'est vrai que la fosse de la RockHard s'était lachée. On danse, on saute, on headbang, un beau foutoir festif. Au niveau du set des Lettons, rien à redire. Communiquant quand il le faut, profond et solennel quand la compo le demande. Les chansons tantôt festives tantôt « gros riff dans ta gueule » s'équilibrent et s'enchaînent parfaitement. On a du mal à quitter Skyforger après une prestation de cet acabit. Petit bémol attribué au son. Il a par fois était capricieux : la cornemuse étant étouffée par les grattes.

Hraesvelg > Après un moment d’attente assez hallucinant durant lequel Frost a attaqué ses réglages backstage sous les yeux mi-amusés, mi-incrédules de la troupe Lettone , Skyforger attaque son set tambours battants, manifestement enchanté de se produire au HellFest. Le son est globalement bon, même si la cornemuse ne sort un son qu’assez faible, bien qu’audible des premiers rangs (la sonorisation d’un tel instrument ne doit pas non plus être une mince affaire). Notons l’attitude bien motivée du multi-instrumentiste qui brandit ses différentes flutilles pour arranger la foule … et ça marche, tant ce que propose le groupe est sérieux, bien loin des groupes « festifs » à synthé qui pullulent. Le chanteur prends même le luxe, nécessaire, de s’accorder le temps d’expliquer au public la significations de certains titres et le détail de certaines légendes, classieux. L’exécution est parfaite et le public ne s’y trompe pas : de véritables ovations accompagnent les fins de chaque titre. Les musiciens se retirent sous des applaudissements nourris et en promettant de venir à nouveau nous visiter.

Orion > Skyforger, c'est le Pagan/Folk vu autrement à la manière d'un Arkona dans lequel les instruments traditionnels ne sont pas trop mis en avant au détriment des guitares. Il ne fallait pas s'attendre à voir un groupe de Black Metal avec Skyforger mais plus un groupe de Heavy Blackisé avec un multi-instrumentaliste sacrément talentueux pour jouer cornemuse, flute et autres instruments traditionnels. Toutefois, je n'ai jamais réellement réussi à rentrer dans le show des Lettons desservis par un son très approximatif qui n'a pas permis au groupe de dégager l'ambiance escomptée.

Shawn > Reconnaissons-le, il n'y avait que bien peu de folk/pagan les deux premiers jours du festival. On ne comptait que Primordial et Skyforger, face à Turisas, Arkona et Korpiklaani le dimanche. Il était donc impossible pour tout fan de musique à pipo (comme l'appelle mes collègues chroniqueurs que j'emmerde allègrement) de manquer le concert des Skyforger. La formation, qui rappelons-le viennent de Lettonie est LE représentant des pays baltes en matière de folk metal. Sachant que la Russie et les pays de l'est sont actuellement un vivier en terme de pagan, leur concert avait quelque chose d'imposant. Leur show aura tout du classique d'un concert de pipo-metal, avec rythmiques dansantes à la flûte ou à la cornemuse doublé de la puissance des guitares propre au métal. Le public s'en donnera à coeur joie puisque c'est un joyeux merdier de farandole que l'on retrouvera en lieu et place du pit. Un bien bon moment.







Destruction
Mainstage 2
18H00 > 18H45



GazaG > Pas de commentaire sur le set en lui même, pas pu faire attention au son entre les circle pits (cinq longues minutes à courir en rond, ça fatigue l'homme), les pogos, et tout ce joyeux bordel dans la fosse. Mais entre deux tours de pit, ça avait l'air pas trop dégueulasse. Destruction porte bien son nom, vu la tête que tirait certains types à la débauche du concert. En résumé, gros riffs, grosse claque pour les oreilles et pour les guibolles, on ressort lessivé et prêt à re-signer pour un prochain rendez-vous avec les allemands.

Rone > L'éventualité d'une setlist "promo" trop axée sur leur dernière sortie "Day Of Reckoning" me hérissait le poil rien que d'y penser. Grand bien m'en fasse, seulement deux titres ont été joué en cette fin d'après-midi. Ca commençait pourtant très bien avec un Curse the Gods servi d'entrée de jeu! Armageddonizer et Hate Is My Fuel manquent clairement de cette "niak" d'antan et paraissent vraiment fade à côté d'un Bestial Invasion ou d'un Thrash 'Til Death. Certains classiques de Destruction passent même à la trappe (Life Without Sense!!!). Les 45 minutes de temps de jeu leur étant accordées sont passées beaucoup trop vite. Beaucoup y ont trouvé leur compte, moi j'en redemande! ...Sodom en lot de consolation, on a vu pire!

Självag > Comme tout bon concert de Destruction, c'est un défilé de tubes qui nous attend. Comme d'habitude un putain de concert assuré par des musiciens en forme, et un Schmier toujours aussi agréable. Le seul bémol est à envoyer aux nouveaux titres qui ont tendance à ramollir le set, auquel il manquerait bien un petit « Life Without Sense » ! THRASH 'TILL DEATH !

Setlist :
Curse The Gods
Mad Butcher
Armageddonizer
Hate Is My Fuel
Thrash 'Til Death
Nailed To The Cross
Bestial Invasion
Eternal Ban
Total Desaster


Apocalyptica
Mainstage 1
18H50 > 19H50



GazaG > J'en attendais beaucoup d'Apocalyptica. Ouaip, bha autant le dire de suite : ça a pas cassé des briques. Je me demande comment le groupe pourrait faire des entrées sans leur multiples covers. Parce que mise à part les reprises de Metallica, le public était pas bien réceptif. L'arrivée du chanteur en milieu de set n'y changera rien (son charisme est peu être une des causes du problème, mais passons). La sauce ne prend pas. Une revue totale de la setlist sera peut-être la bienvenue. Des titres comme Path, Driven ou Hope seront surement plus efficaces, et apporteront, à coup sûr, leur cachet.

Hraesvelg > Je m’tais promis de les voir au moins une fois dans ma vie, tant pis pour 1349. Plein de doutes sur la correcte sonorisation en fest de plein air, celui-ci a été bien correct vu notamment le vent qui régnait sur le fest. Mis à part le talent évident des musiciens, le batteur était de très haut niveau et les titres interprétés sympas … mais sans plus. Alors oui, l’idée est originale et peut choquer dans le landerneau de la musique classique mais les compos manquent quand même un brin de pêche pour un public metal pur et dur. Me suis quand même bien éclaté sur la fin avec l’enchainement Seek and Destroy et Refuse/Resist. A noter aussi un passage de marseillaise à l’entame de la reprise de Grieg. Vu, c’est fait mais la prochaine fois …

Eternalis> : Sceptique avant de les avoir déboulé sur la Mainstage 1, il faut avouer que j’ai trouvé le temps long passé la première demi-heure…trop long alors que d’autres groupes méritaient sans doute plus de jouer une heure qu’eux.Sincèrement, il me reste toujours en travers de la gorge ce genre de groupes jouant la moitié de leur set-list des reprises, certes faisant réagir le public, mais de manière bien impersonnelle à mon goût (comme Duff Mac Kagan qui chie sur Axl Rose mais est bien heureux de jouer « It’s So Easy » et « Attitude »).

Alors oui, les violoncellistes sont impressionnants, la maitrise de la scène est complète, ils sont loin d’être statiques et communiquent énormément avec leur public (c’est qui est très appréciable), ce sont des showmans confirmés, particulièrement Perttu Kivilaakso se déshabillant de plus en plus au long des morceaux, pour le plus grands plaisirs de ces dames (le leur rendant bien en montrant gentiment leurs seins dans les premiers rangs).

Cependant, entre un « Nothing Else Matters » intimiste, un « Master of Puppet » connu et reconnu ou Refuse/Resist, il reste peu de place aux compos originales, de plus massacrées par un chanteur complètement à côté de la plaque (celui de Leningrad Cowboy), détruisant sans vergogne « I Don’t Care » et encore plus « Bring Them to Light » chanté normalement par Joe Duplantier.
Alors il y a du bon, le spectacle et le jeu de scène n’est plus à leur apprendre, mais c’est toujours artistiquement que j’aurais un problème avec ce groupe, cachant un manque de créativité par leur statut particulier de violoncellistes. Ce fut bon un temps mais aujourd’hui, l’effet de surprise est clairement passé…


Shawn > Bon, je n'irai pas par 4 chemins. J'apprécie Apocalyptica mais là, j'me suis profondément fait chié. Le public ne réagit que sur les reprises de Metallica et Sepultura mais restera de marbre pour toutes les compositions du groupe. Où sont passées les excellentes Life Burn ou Path qui faisaient leurs petits effets en live ? Pourquoi les avoir remplacées par des titres insipides ... La volonté d'évoluer bien entendu et de ne pas proposer le même contenu avec les années, mais il n'en reste pas moins que le public est là avant tout pour entendre les classiques au violoncelle que pour leur réel talent de composition. Apocalyptica resterait-il bloqué dans sa case de groupe de reprise ? Probable.

Setlist :
Grace
Master of Puppets (Metallica cover)
End Of Me
Bring Them to Light
Nothing Else Matters (Metallica cover)
Last Hope
Seek & Destroy (Metallica cover)
Refuse / Resist (Sepultura cover)
-----
I Don't Care
Hall of the Mountain King




1349
Rockhard Tent
19H00 > 19H50



Caacrinolas > Un petit coup d’œil rapide sur Destruction qui se contente de faire le boulot et direction 1349 où je ne serais resté que deux morceaux le temps de me voir mes tympans fondre à cause de son définitivement trop fort et mauvais…Même chose qu’Hail Of Bullets et Exhumed, on se revoit dans de meilleures conditions en Allemagne.

David > Les amateurs de black metal sont nombreux à s’être tassés sous la Rock Hard : c’est que le sous-genre le plus controversé de notre belle musique n’a que peu de représentants cette année au Hellfest ! Heureusement, ces derniers ont été très bien choisis, et on ne peut que se réjouir d’avoir face à nous les auteurs de « Beyond The Apocalypse » et « Hellfire », pour moi deux énormes tueries. Après le très bon show vu au Summer Breeze 2010, c’est avec impatience que je revenais voir 1349… mais cette fois, j’ai assisté à un show qui m’a laissé mitigé. Scéniquement, absolument rien à reprocher au groupe : les flammes en guise d’introduction ainsi que les corpsepaint font leur effet, Ravn est en voix et affiche une belle présence sur scène, tout comme son guitariste et son bassiste encapuchonné…
Mais là où le bât blesse pour moi c’est au niveau du son. Peut-être étais-je très mal placé, mais ce fut juste insupportable ! J’ai aussi eu l’impression que Frost, le batteur, allait trop vite pour ses camarades, du coup ça foutait un sacré bordel sonore, malgré de bons moments sur les morceaux les moins bourrins que sont « Sculptor Of Flesh » ou « Atomic Chapel » et son passage lead façon western sur fond de riff black… Dommage pour le son parce que la scène était bien tenue. Une bonne partie du public semble ne pas avoir rencontré autant de problèmes que moi à l’écoute, car les Norvégiens ont été unanimement salués après leur prestation. A revoir dans de meilleures conditions !

John > Alors que leur première apparition au Hellfest en 2007 fût tout simplement énorme, j’attendais beaucoup de ce concert qui hélas m’aura laissé un goût amer. Si bien que le groupe soit rodé sur scène, un son vraiment exécrable viendra ternir le concert qui aurait pu être monstrueux. « I Am Abonitation » totalement méconnaissable aura eu raison de moi, direction le bar.

Setlist :
Riders of the Apocalypse
Psalm 7:77
Maggot Fetus...Teeth Like Thorns
I Am Abomination
Chasing Dragons
Serpentine Sibilance
When I Was Flesh
Sculptor of Flesh
Atomic Chapel


Times Of Grace
Terrorizer Tent
19H35 > 20H20



Orion > Personne ne semble se rendre compte de ce qu'est Times Of Grace. Juste la collaboration entre le guitariste et le chanteur de la formation culte de Killswitch Engage sur Alive Or Just Breathing, album référence du Metalcore. Adam D. et Jesse Leach (plus Joel Stroetzel mais juste pour les concerts) se retrouve donc à l'affiche du Hellfest pour ce qui est un petit événement. En effet, c'est le tout premier concert de Jesse en France et il s'en est donné à coeur joie. Enchaînant les tubes de son album The Hymn Of A Broken Man, Killsw... Times Of Grace n'a pas fait dans la demie mesure. Un set qui commence par la paire « Strength In Numbers », « Hope Remains » ne peut pas être un mauvais set. Tous les meilleurs titres de l'album seront joués (« Live In Love », « Willing », « Hymn Of A Broken Man », « Fight For Life »,...) dans une énergie folle. On connaît les prestations remarquées d'Adam qui court, saute partout et déconne avec le public sans jamais se rater techniquement. Rajoutez y un Jesse en pleine possession de ses moyens et vous obtenez un excellent concert dont on oubliera vite les problèmes avec la caisse claire trop mise avant.


Sodom
Mainstage 2
19H55 > 20H45



David > Sodom, au moment où j’écris ces lignes, c’est juste mon meilleur souvenir de concert en 2011. Ça se passait en Belgique, dans une toute petite salle, j’avais alors assisté à un gros bordel et des zicos qui malgré leur âge, s’amusaient comme des gamins, un état d’esprit qui fait plaisir à voir. Et ben Sodom en festival, c’est tout pareil mais en grand. Tout ingrédient indispensable d’un concert de thrash fuckin’ metal est présent : de l’énergie, un public chaud, un groupe en forme, des riffs assassins… Tom Angelripper et son compère Bernd Kost font preuve une fois de plus d’une grande énergie et surtout d’une belle complicité, et Markus Freiwald derrière les fûts impressionne également : c’est comme s’il avait toujours fait partie du groupe !
On sent des mecs qui ont de la bouteille et qui savent parfaitement comment enflammer une scène, particulièrement Angelripper qui motive le public et se montre excellent vocalement : belle puissance dans les vocaux thrash, ce dernier n’hésite pas à utiliser le growl sur beaucoup de compos, ce qui rend parfaitement bien ! Ce qui est surtout impressionnant, c’est le nombre de tubes à mettre à l’actif des maîtres du thrash teuton : un condensé de pas mal de périodes du groupe est présent dans la setlist du jour, du tout dernier « In War And Pieces » à « Agent Orange ». Setlist festival oblige, de nombreuses absences m’ont déçu (pas de « Nuclear Winter », de « Bombenhagel », ni le rock’n’roll « Ausgebombt » qui prend pourtant toute son ampleur en live), mais le fan que je suis est et restera toujours un vieux con insatisfait, car honnêtement la machine de guerre Sodom a parfaitement fait son œuvre. A voir et à revoir sans jamais se lasser !

Rone > 50 minutes de Sodom c'est peu mais que c'est bon! De même que pour Destruction, la setlist se voit amputée de tubes ayant fortement contribués à l'identité de Sodom. C'est malheureux mais il faut faire avec! Le briscard Tom Angelripper est increvable et a encore de l'énergie à revendre ainsi que son collègue à la guitare. Le nouveau batteur fait plaisir à voir et semble pleinement imprégné des morceaux du groupe. L'engin de guerre teuton n'a fait qu'une bouchée du public qui fête ça comme il se doit dans le pit.

Självag > Ah, que j'aime quand le public scande « SODOM ! SODOM ! SODOM ! ». On devait s'y attendre, les allemands ont tout tué à grands coups de tubes hurlés par le public entier. Tom Angelripper est en voix et les riffs assassinent l'assemblée. Sodom aura une fois de plus conquis tous les fans présents à ce concert tout bonnement énorme. SODOMIIIZED

Setlist :
In War and Pieces
The Vice of Killing
Outbreak of Evil
The Saw is the Law
Sodomized
M-16
Agent Orange
The Art of Killing Poetry
Blasphemer
Remember the Fallen


Black Label Society
Mainstage 1
20H50 > 21H50



Caacrinolas > "je suis aux hamacs..."

John > Le beau temps était de retour ce samedi sur Clisson, parfait Black Label Society joue aujourd’hui ! N’ayant jamais vu le groupe en live, j’attendais ce moment avec impatience mais j’en ressors mitigé. Car si leur prestation est excellente de plus que le groupe bénéficie d’un son excellent et super lourd, il aura fallu 10 putain de minutes pour me gâcher ce concert. DIX MINUTES d’un solo totalement vide et inutile. Quel intérêt de jouer ça en festival hormis montrer tout son bagage technique ? Dix minutes qui auraient pu être comblées par facilement deux titres. C’est trop pour moi, je décroche avant la fin, ce n’est pas dit que je retourne voir le groupe lors d’un prochain passage en Europe.

Orion > A peine quitté Septic Flesh, je me dirige vers la mainstage voir Zakk Wylde et sa troupe. Pas de chance, j'arrive pendant le solo de Zakk, un solo ennuyeux comme j'en ai rarement vu au point de ne même pas chercher plus loin avec ce concert tant le délire mégalo de Zakk m'a gavé.

Rone > Black Label Society, il fallait bien que je les vois un jour. Tant pis pour Septic Flesh. N'étant pas un grand fan des américains de BLS, je ne saurais jugé s'il s'agissait ici d'une bonne ou mauvaise prestation du combo. Le son est bon, le climat radieux, la setlist correcte mais pas exceptionnelle, un agréable moment mené de mains de maîtres par Zakk Wylde s'offrait à moi. Comme les collègues, je rajouterais que le solo long et inutile au possible m'a bien agacé comme il faut. Concert en demi-teinte donc!

Shawn > Voilà, on y est. Quatre ans que j'attend à chaque annonce de voir Black Label Society sur l'affiche du Hellfest et enfin, on y est. Et pourtant, dieu sait que la panique s'est vite répandu avant le concert au sein des fans venus en nombre. En effet, le groupe a annoncé sur son site internet et sur son facebook que Zakk Wylde souffrait d'une infection aux cordes vocales, et ce 2 jours avant leur passage à Clisson. Heureusement, un entretien dans la matinée avec Nick Natanese m'a rassuré : Zakk préserve sa voix au maximum (pas d'interview ni de dédicace) pour pouvoir assurer un concert dans les regles de l'art. OUF !!

C'est donc sur "Crazy Horse", extrait du dernier album sorti l'été dernier que le groupe fait son entrée. Nous aurons l'immense surprise de trouver Zakk affublé d'une coiffe de chef indien en référence au titre de la chanson. BLS nous fera une seconde surprise en nous offrant Bleed For Me et son solo destructeur, titre qui n'avait pas été joué sur la tournée européenne. L'album Mafia sera bien entendu aussi à l'honneur avec "Fire It Up" et "Suicide Messiah". Cependant, comme me l'aura confié Nick dans la matinée, pas d'hommage à Dimebag Darrell via la balade "In This River", le temps de jeu en festival étant trop court. Oui, seulement voilà où le bas blesse : Zakk nous offrira un solo de 10 putain de minutes. Alors certes, il est un excellent guitariste soliste, le solo sur le live d'Ozzy à Budokan nous le prouve allègrement, seulement là, Zakk nous livre un solo manquant sérieusement de contenu, inintéressant au possible ... le problème ici étant que ce manège durera 10 minutes !!! Le public commencera sérieusement à s'impatienter voir à perdre patience. Sans ce solo chiasseux, on aurait pu caler deux titres, que je propose au hasard : "In This River" et "Stone and Drunk", qui aurait rendu le concert bien plus attrayant ... Le final sera pourtant à la hauteur du groupe avec un Godspeed Hellbound dantesque (le pré-solo à la batterie n'est pas massacré comme à Barcelone, un bon point !). En bref, un excellent concert si l'on fait abstraction de ce solo largement dispensable.

Setlist :
Crazy Horse
Funeral Bell
Bleed for Me
Overlord
Parade of the Dead
Fire it Up
Guitar Solo
Godspeed Hell Bound
Suicide Messiah
Concrete Jungle
Stillborn


DRI
Terrorizer Tent
20H50 > 21H40



David > Dans la famille “crossover”, je demande cette fois le père! Après le terrible passage du rejeton Municipal Waste, on a cette fois droit aux pionniers du genre mais sous la Terrorizer, les Texans n’ayant jamais connu un grand succès commercial. Le groupe officie dans un style tout de même moins thrash, mais plus proche du punk/hardcore. A mon arrivée, le show a déjà commencé et le groupe entame les premières notes de « Acid Rain ». Et tout de suite, j’ai été emporté par l’ambiance, l’aura dégagée par les Américains que je ne connaissais que de nom jusqu’alors.
Ces mecs ne font pas que mélanger punk, hardcore et thrash. Le mélange est tout à fait personnel, entre passages énergiques proches du punk et rythmes plus mid-tempo agrémentés de riff thrash bien sales, apportant une aura malsaine à certaines compos. Notamment sur « Acid Rain » et « The Application » joué peu après, j’ai ressenti ce feeling « Satan ». Ce sentiment est assez paradoxal, et contraste avec la bonne humeur affichée par les « thrashcoreux ». Pour moi, la mise en avant de la basse n’est pas étrangère à ce son particulier… Et pour le coup la présence du groupe en Terrorizer, en terme d’ambiance générale (la Terrorizer était pleine à craquer et bien furieuse), de lights et de son, était finalement bienvenue.

Peu de temps morts là aussi, le groupe semble heureux de l’accueil fourni par le public et donne tout ce qu’il a ! Kurt Brecht, le frontman à casquette de la formation, est charismatique ; même si c’est surtout le bassiste qui pour moi avait le plus de poids sur scène (si on excepte Kurt). Déjà, apparaître masqué en diable et orné d’un casque, ça le fait. Visiblement très motivé, il ne tiendra pas en place pendant tout le show ! Et plus tard, ce même bassiste débarquera avec un groin posé sur le nez : assez cocasse ! Si Municipal Waste a fait bouger la Mainstage 2, on peut en dire autant de D.R.I. sous la Terrorizer où ce fut bien le bordel, le sable se mêlant de plus en plus à l’air avec le temps ! Et on termine tout ça avec « The Five Year Plan », morceau alternant lui aussi passages rapides et d’autres plus lourds et malsains, avec ses communicatifs « I win ! You lose ! » repris par la foule. Certainement ma plus grosse découverte du fest, et un show qui laissera en moi une trace indélébile (je ne parle pas de mon caleçon !). Les Dirty Rotten Imbeciles ont gagné un fan !


Suite de cette journée ici.


Posté par Team U-zine, le 7 Juillet 2011.


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