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Stratovarius - Elysium


  Stratovarius - Elysium

Label : Edel Music
Style : Speed mélodique
Sortie : Janvier 2011
[ Voir la tracklist ]

[ Voir la fiche du groupe ]

A travers l’odyssée d’une vie, le combat d’une existence, la bataille perpétuelle de la survie ; il reste ce point d’orgue, semblant inaccessible, visiblement trop sublime pour être vécu par de simple créatures terrestres. L’Elysée…les champs élyséens…Elision…le jardin d’Eden ; le berceau de la vie…de notre vie.
Ambitieux concept que de nommer son quatorzième album de la sorte, Stratovarius décide une nouvelle fois de nommer son disque par un nom évocateur et hautement symbolique. Après le terme « Polaris » évoquant l’étoile la plus brillante et froide de notre système, les finlandais restent dans des horizons célestes, comme plus légers aujourd’hui qu’il n’y a cinq ans, à la sortie d’un bien terne opus éponyme et sans grande ambition. Les temps ont bien changé et l’arrivée de Mathias Kupianen au poste de guitariste fut au final bien moins bouleversant que ce qu’une horde de fans auraient pu (voulu ?) le penser initialement.
Si "Polaris" souffrait d’un certain conformisme, d’une forme d’enfermement dans son propre style, paradoxalement au départ de son unique compositeur, il redorait tout de même un blason salement terni par un "Elements pt II" et un "Stratovarius" d’une fadeur sans commune mesure. Restait l’étincelle de génie…

Dire que "Elysium" la retrouve avec brio est une chose, admettre que la bande à Timo Kotipelto réalise un véritable coup de maître sera plus proche de la réalité. Proposé dans des formats diverses et variés, dont une édition très limitée avec un single vinyle, deux disques et un livret au design complètement différent de l’édition « standart » (même celle du digipack), le tout signé de manière manuscrite par chaque membre du groupe, "Elysium" sublime l’art comme Stratovarius ne l’avait plus fait depuis "Elements pt I", voir "Infinite" ou "Episode" si nous voulions retourner encore plus loin.

Produit dans le propre studio de Mathias, l’album jouit tout d’abord d’une production phénoménale de puissance et de clarté, d’une limpidité exemplaire mettant en exergue l’ensemble des éléments du groupe, n’ayant par antithèse jamais été aussi lumineux et sombre (pas question de se souvenir de la noirceur de supermarché du vulgaire "Maniac Dance").
"Move the Mountains" dévoile par exemple la facette la plus sublime du combo, tout en délicatesse, Timo ayant visiblement beaucoup appris de ses errances passées et se lançant aujourd’hui très rarement dans les envolées masquant l’émotion véritable de sa voix. Jens Johansson, en parfait maître d’œuvre, délivre une ligne de claviers d’une splendeur sans nom, aussi belle que limpide…magique, dans la veine du non moins magnifique "Winter Skies", probablement les plus belles ballades du groupe depuis "Before the Winter" ou "The Abyss of Your Eyes".

Cette émotion viscérale, à fleur de peau et vibrante, on la retrouvera sur chacune des neuf compositions de l’album. L’incroyable "Infernal Maze" va même dans une direction que Strato n’avait presque jamais exploitée. S’ouvrant à capella, s’attendant un peu trop vite à un "Mother Gaia" bis, une envolée majestueuse et symphonique nous emporte, dans une grandiloquence dantesque, quasi religieuse, avant de laisser s’abattre une ligne de claviers et surtout un riff speed, mélodique et unique, ne trahissant pourtant pas une seule seconde l’esprit des finlandais. "Darkest Hours" lui, dévoile la ligne vocale la plus surprenante du groupe depuis des lustres sur un single. Saccadée mais mélodieuse, le pré-refrain est une pure merveille débouchant sur un refrain simple, efficace, simplement beau. Mais c’est du côté du pont qu’une nouvelle expérimentation surprend, dans ce riff étonnamment sombre et lourd de Mathias, plus proche de Meshuggah que du néo-classique.
Ne délaissant pas les brulots speed, "Under Flaming Skies" s’ouvre sur une mélodie que n’aurait pas renié Kamelot, tandis que le très lourd et heavy "Lifetime in a Moment" reprend là où s’était arrêté Soul of a Vagabond. D’une litanie solennelle s’enclenche une mélodie de clavier géniale, soutenue par une basse énorme et grondante comme jamais (le fait que Lauri Porra en soit le compositeur n’y ait sans doute pas étranger), pour un refrain qui, une fois entré en tête, ne risquera pas d’en ressortir avant des lustres.

Moins ostentatoire que par le passé, mais beaucoup plus touchant et émotionnel, Stratovarius se renouvelle et retrouve le génie qui lui manquait depuis près d’une décennie. Ce constat devient aboutissement sur l’énorme pièce éponyme, composée par Mathias en personne et débutée alors que "Polaris" n’était pas encore écrit. Il aura fallu trois ans pour en venir à bout de l’aveu même du guitariste, mais quelle récompense nous offre-t-il en retour…
Basé sur trois phases, la montée en puissance se veut progressive à l’intérieur de chaque partie, la dextérité explosant lors des intermèdes, notamment celui aux cinq minutes, orchestré par un Jorg Michael intenable à la force de frappe toujours aussi incroyable. Loin de s’évertuer dans une décadence symphonique prétentieuse, "Elysium" évoque des images de beauté et de grâce, notamment vis-à-vis des paysages orchestrés par Jens, parfois subliminaux mais toujours présent. Décrire de manière exhaustive une telle œuvre serait fastidieux et gâcherait un certain plaisir d’écoute qui se doit de rester avant tout personnel.

Alors oui les comparaisons avec Revolution Renaissance devait bien ressortir un jour…et malgré tout le bien que l’on peut penser de leur honorable "Trinity", force est d’admettre qu’il n’atteint qu’à peine et maigrement la cheville de cet Elysium en tout point impérial, sans aucun défaut apparent, sans morceaux de remplissage, sans temps mort et à la beauté manifestement sincère. Elysium est ambitieux et ambition, à l’image d’un groupe qui, aujourd’hui complètement reconstruit, ne regarde plus que vers son horizon.
Un horizon plus que jamais dégagé et glorieux…Stratovarius a enfin repris son trône de maitre du speed mélodique, tout comme Rhapsody est revenu en force l’année précédente. Et si l’on réalise que Sonata Arctica a décidé d’une voie complètement différente mais tout aussi impérial, on se dit que la fin des années 2000 et la nouvelle décennie est un véritable sommet pour des groupes s’étant quelques peu perdus en chemin dernièrement…
Stratovarius est de nouveau grand…"Elysium" est immense…tout est dit !

Note : 9.5 / 10


Partager sur Facebook : Par : Eternalis

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( Il y a 2 commentaires)

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¤ Matias Kupiainen - 12 Janvier 2011

 
 

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