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U-zine.org : chronique de Stratovarius - Stratovarius

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Stratovarius - Stratovarius


  Stratovarius - Stratovarius

Label : Sanctuary
Style : Heavy Hard
Sortie : Septembre 2005
[ Voir la tracklist ]

[ Voir la fiche du groupe ]

Un album éponyme est, il est vrai, toujours un chapitre important de l’histoire d’un groupe lorsqu’il ne s’agit pas d’un premier opus.
Que ce soit Metallica, Strapping Young Lad, Motley Crue, After Forever ou encore Paradise Lost, tous ont accouché d’un album éponyme dans une condition particulière, et ce dernier marque toujours une situation, un nouveau départ ou un nouveau line-up.
Stratovarius signe donc avec son douzième album une renaissance humaine, un nouveau départ du point de vue du line-up mais en aucun cas musical. A notre grand désarroi !

Car si Stratovarius a affiché depuis toujours les lettres de noblesse d’une musique virtuose, très rapide, aux parties vocales impressionnantes de mélodicité et de technicité, ainsi qu’aux solos aussi démonstratifs que scotchant, tout ceci était bien avant la grande dépression dans laquelle tomba le mentor et compositeur des finlandais, évidemment le guitariste Timo Tolkki.
Suite à la pendaison de son père dont il eut énormément de difficulté à accepter la véracité, Tolkki aura subit plusieurs opérations psychologiques ainsi qu’une excursion de l’autre côté des murs en blancs.
Les tensions accumulées entre les membres du groupe, lors des très longues et trop nombreuses tournées, auront alors trouvé la meilleure excuse pour littéralement exploser à la figure d’un homme déjà profondément atteint et affaiblit, provoquant, pour un temps, la dilapidation pur et simple de Stratovarius, Timo Kotipelto (chant) et Jorg Michael (batterie) ayant quittés officiellement le navire début 2004.

Mais ce fut sans compter sur l’acharnement de Jens Johansson (claviers), alors en tournée avec Kotipelto qui le poussa à tendre la main à cet homme à terre, qui avait, contre toute attente, déjà composé de nombreux morceaux (le futur album éponyme) et étant dans son studio d’enregistrement pour enregistrer les parties batterie d’un Jorg finalement de retour parmi les siens.
Malgré des rancœurs dorénavant très profondément ancrées en lui, le contact fut renoué et les deux Timo acceptèrent de collaborer une nouvelle fois ensemble, le vocaliste disant avoir été subjugué par les nouvelles compositions de son ami, très différentes du passé mais correspondant parfaitement à ses attentes depuis si longtemps.

Malgré une bonne humeur que l’on doutait encore de façade (le documentaire présent sur l’édition digipack de l’album est très représentatif je pense, Timo Kotipelto parlant du guitariste par son nom et non son prénom, comme un étranger !), "Stratovarius" envahit les bacs le 5 septembre !
Le choc qu’il infligea fut sévère…et dur à encaisser !
Si le clip très sombre et basé sur l’insomnie de "Maniac Dance" avait permis d’apaiser un tant soi peu la faiblesse musicale du titre, l’ampleur des dégâts est affligeante lorsque l’on se retrouve privé du si indispensable format vidéo.
Une introduction étonnamment ridicule formée d’un enchainement de sonorités de claviers qu’un gosse de trois ans composerait (je sais, c’est voulu…c’est ça le pire !), un riff de base plat et bien loin de la vitesse fulgurante d’un "Father Time" ou "Eagleheart", un clavier absent (quelques nappes inaudibles !), un son de batterie que l’on n’avait pas entendu si plat et manquant de relief (et de patate, mon dieu, quand je pense à "Infinite" !) depuis The "Fourth Dimension" (ça nous rajeunit pas hein ?).

La vraie démarcation se situe au niveau strictement musical, plus de descentes de manches de folie incroyablement jouissives ("Speed of Light" !), plus d’orchestrations monstrueuses de puissance et d’intensité ("Infinity"), ni de ballades magnifiques de beauté ("The Million Light Years Away") ou de mid tempo (enfin si !) dévoilant une grande puissance ("The Kiss of Judas").
Bref, il faut vérifier sur la pochette pour se persuader qu’il s’agit bien de Stratovarius sur le disque, car hormis le chant de Kotipelto, les différences sont si grandes, et malheureusement dans le mauvais sens du terme, que la déception est immense.

Car hormis le magistral "Back To Madness", s’ouvrant sur une magnifique et très mélancolique ligne de piano et de violon, puis laissant apparaître un riff simple mais poignant, l’album ne brille pas par ses perles.
Pourtant, sur ce titre, on dénote un Kotipelto n’ayant probablement jamais été aussi émouvant, n’ayant jamais autant pris aux tripes car utilisant son extraordinaire voix avec parcimonie et non plus comme un déballage de technique aujourd’hui inutile. L’intervention d’un ténor au milieu du titre parachèvera de la transformer en une véritable pièce d’art, à la fois noire et artistique, où le piano occupe une place prépondérante et dramatique. Un solo aussi splendide que pudique dévoilera ce que Timo Tolkki voulait exprimer à travers son album, à savoir une musique plus brut et sincère, mais transcender uniquement sur ce titre envoutant.

Car si les speed "Fight !!!" ou "Gipsy In Me" nous laisse en des mains plus connus où claviers et guitares se taillent la plupart du spectre sonore, tout parait trop fade pour toucher, la production brute parait étonnamment aseptisée lors des passages très peu convaincants du magicien Jens.
"Götterdämmerung (Zenith Of Power)" marquera le summum de la médiocrité présente sur ce disque, notamment sur la fin du morceau. S’il laisse de prime envisager beaucoup de bien, grâce à une grâce semblée revenue mais toujours teintée d’une effroyable noirceur (bienvenue) véhiculée à travers des claviers presque électroniques et une brume sonore intéressante. Mais le riff à la Metallica d’une platitude extrême massacre ce qui aurait pu être grandiose, car ce sont bien ces riffs lors des couplets plats, vides et sans saveur qui gâchent une atmosphère pourtant recherchée. Quand au final, il utilise de manière incroyablement bancale et honteuse la répétition pendant près de deux minutes du refrain, effet de style hypnotique et aliénant chez Meshuggah mais soporifique chez Stratovarius (le passage du discours d’Hitler, élément pourtant très intéressant, est une nouvelle fois très mal utilisé !).

Alors, avant que la rancœur ne gagne également nos cœurs, nous pourrons sauver le sensible mais trop court "The Land Of Ice And Snow", véritable ode à la beauté sculpturale de la Finlande retrouvant lors d’un éphémère moment la douceur d’un groupe ayant jadis fait partager tant de sensations. Et si le final "United", hymne à une unité hypocrite du groupe, n’est pas mauvaise car également plus proche du Strato d’antan, il semble bien trop tard pour nous émerveiller.

Stratatovarius a été grand, et restera dans les mémoires comme un géant d’une culture musicale aussi virtuose que magnifiquement belle. Ses anciens albums resteront les vestiges d’un temps semblant appartenir dorénavant au passé.

Note : 5.5 / 10


Partager sur Facebook : Par : Eternalis

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¤ Matias Kupiainen - 12 Janvier 2011

 
 

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