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Decrepit Birth - Polarity


  Decrepit Birth - Polarity

Label : Nuclear Blast
Style : Death metal technique
Sortie : Juillet 2010
[ Voir la tracklist ]

[ Voir la fiche du groupe ]

Il est de ces albums qui, non seulement vous remuent la nuque comme pas possible, mais en plus laissent dégager une émotion qu’on ne trouve que trop rarement dans la musique extrême : je veux bien entendu parler de « Diminishing Between Worlds », le précédent opus de Decrepit Birth, qui créa la surprise dans le petit monde du death metal il y a maintenant deux ans. Il faut dire qu’à l’époque, c’était un changement d’orientation assez radical (qui n’est d’ailleurs pas toujours bien passé auprès des aficionados du premier disque) : d’un brutal-death ultra-efficace mais assez classique, on passe à un death au son beaucoup plus clair, nuancé, et techniquement ultra-démonstratif. Decrepit Birth avait trouvé son style, et le talent des zicos (et particulièrement des guitaristes) du groupe éclatait à la gueule du monde entier.

Si beaucoup (dont moi) sont alors tombés amoureux des rythmiques et soli de l’album rappelant sans contestation possible les mythiques « Death » (une reprise de « Sea Through Dreams », très fidèle à l’original, se trouve sur la version US de l’album d’ailleurs), il n’en était pas moins indigeste sur la longueur. La complexité de l’album rendait fastidieuse l’écoute complète de ce chef d’œuvre de technicité. Qu’en allait-il être de cette nouvelle fournée ?

Etant donné le succès de « Diminishing Between Worlds », et le peu de changements dans le line-up depuis ce dernier (l’arrivée de Joel Horner d’Odius Mortem à la basse, autant dire pas grand-chose quand on connaît l’histoire du line-up du groupe), il ne fallait évidemment pas s’attendre à de grands chamboulements… et c’est tant mieux ! Car si « Polarity » est la suite directe de « Diminishing Between Worlds », ce sont plutôt des ajustements non négligeables qui font évoluer la musique des Californiens.
L’album démarre par une introduction calme aux sonorités étranges, puis heavy, et on reconnaît à la première note le son de Decrepit Birth, un son qui nous apporte une sensation de… calme, de volupté. Et puis d’un coup, d’un seul, ça part en grosse partie brutal-death, et pas le temps de dire ouf que nous voilà de retour dans cette accalmie relaxante, adoucie par une guitare sèche, pour finalement nous faire transporter par les mélodies chères au groupe : ce morceau dépassant les 6 minutes est un véritable voyage organisé avec le talent et la technique que l’on connaît du combo.

Ce dernier a visiblement bien conscience des erreurs (de jeunesse ?) qu’il a commises sur « Diminishing Between Worlds » : on se rend compte que si la production manque encore de puissance, il a évolué depuis le dernier album, gagnant en lourdeur. Le mixage de Zack Oren (on ne change pas une équipe qui gagne) met bien plus en avant les hurlements de Bill Robinson. Ces derniers sont parfois doublés d’une deuxième voix, comme c’est souvent le cas dans le brutal death US (l’effet est sympa sur la dernière ligne de chant de « Metatron »notamment). On aime ou pas le contraste des vocaux avec la musique du groupe, mais on ne peut nier que ça claque un peu plus à la gueule !

Et au niveau musical ? Comme je le disais, pas de grands changements par rapport à l’album précédent, mais des ajustements, que vous pourrez considérer (ou non) comme des améliorations. Autant vous le dire de suite, si je m’attendais à me prendre une claque avec ce « Polarity », j’avais tout de même préparé un verre d’eau et une aspirine, juste au cas où. Et bien rassurez-vous, vous n’aurez pas à en vous en servir cette fois ci ! Decrepit Birth a simplifié sa musique : moins de solos, structures globalement moins compliquées (enfin, tout est relatif, on parle de Decrepit Birth quand même), plus d’accalmies, le tout passe admirablement bien et on se surprend même à retenir certains airs alors que c’était mission impossible au bout de quelques écoutes de « Diminishing Between Worlds » !

Ce changement est également dû à l’intégration de plus de passages groovy (un mot qui n’existait pas dans le vocabulaire de Decrepit Birth jusqu’alors). Le brutal-death pur occupe une place plus importante sur ce disque que sur le précédent, faisant en quelque sorte le lien avec « … And Time Begins », certes discret, mais un lien tout de même. Ça fait du bien d’entendre, par exemple, un break lourd à la Suffocation entre deux passages où les solistes se branlent le manche jusqu’à ce qu’il soit tout rouge !
Ces passages nous font par conséquent immédiatement penser à d’autres cadors de la scène death technique : Necrophagist (intro du morceau « Polarity »), PsycropticThe Resonance », qui brisera bien des nuques, ou encore l’excellent « Mirroring Dimensions »), et c’est peut-être un point que n’apprécieront pas les fans ayant découvert le groupe il y a deux ans, qui souhaitent des morceaux toujours plus démonstratifs.

Autant vous dire que je ne fais pas partie de ceux-là, et que l’ « évolution dans la continuité » entreprise par les Américains ravit mes petites oreilles de métalleux extrême. Je préfère cent fois voir le groupe oser des ambiances nouvelles (A Brief Odyssey In Time, morceau aux sonorités futuristes qui porte parfaitement son nom… tout simplement cosmique si je puis dire !) que continuer dans la surenchère.
Pour moi, le parti pris (si c’est bien un parti pris hein, « peut-être au fond qu’ils n’ont juste pas voulu se fouler » diront les mauvaises langues) choisi est le bon : sur le précédent disque le combo tenait les bases d’un style personnel, qu’il a réussi à épurer. Certes tout n’est pas parfait : certains morceaux sont inutiles, le son global manque encore de puissance, et à l’instar d’un Obscura, on aurait aimé que la basse soit mise plus en avant. Mais Decrepit Birth n’a jamais été aussi bon que depuis qu’il s’est légèrement posé. Ne serait-ce pas ce qu’on appelle la maturité ?

Note : 8 / 10

Pour les fans de Suffocation, de Psycroptic et de Death.


Partager sur Facebook : Par : David

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( Il y a 3 commentaires)

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