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Avantasia - Angel of Babylon


  Avantasia - Angel of Babylon

Label : Nuclear Blast
Style : Opera Metal
Sortie : Avril 2010
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[ Voir la fiche du groupe ]

…"Angel of Babylon" ouvre ses portes…

Le livret est relativement concret vis-à-vis du concept. Le personnage a sombré dans la grandiloquence, la démence et le superficiel, écoutant la voix du démon et vivant ses excès sans les contrôler.
Débutant sur un nouveau morceau-fleuve, "Stargazers", le texte met en avant le déchirement du personnage vis-à-vis de ses valeurs, de la vertu et de la tentation, Tobias étant écartelé entre Russell et Jorn, l’interprétation étant plus que jamais lumineuse, chacun vivant son texte avec une conviction et une sincérité extraordinaire.
Partagé entre passages mélancoliques (sublime introduction) et moments speed épique furieux, "Stargazers" est aussi un des refrains speed les plus mélancoliques qu’il m’ait été donné d’entendre, rarement la double pédale et la beauté pure ayant été si magnifiquement réunies.

Néanmoins, à l’instar de son personnage principal, complètement perdu, cet ultime chapitre se perd parfois un peu plus que son prédécesseur et se veut beaucoup plus hétérogène, témoignant quelques morceaux plus dispensables (notamment la ballade "Blowing out the Flame" et "Down in the Dark") mais également quelques perles indispensables à l’édifice qu’à construit le mythe Avantasia depuis sa création.
Ainsi, l’attaque néo-classique du magnifique titre éponyme brille par la présence de Jens Johansson (Stratovarius), colorant considérablement le morceau, se livrant un duel de claviers avec Tobias (encore et toujours lui…partout…). Le duo avec Jorn est une nouvelle pépite, le norvégien illuminant ses couplets de son tranchant et de sa puissance si naturelle, alors que Tobias se veut plus sensible ici. La prédominance des claviers offre une couleur plus moderne et futuriste à ce titre, marqué par un long solo de Jens.

Le retour des sentiments amoureux, explorer sur "What Kind of Love" et "I Don’t Believe in Your Love" précédemment fait son retour sur l’impressionnant "Your Love is Evil" où, à l’instar de "States of Matter", Tobias réalise une performance vocale sublime et laisse éclater tout son talent. Les claviers grandiloquents mais intimistes surplombent un texte explicite sur cet amour toujours désespérément impossible et vaniteux, aboutissant sur un refrain où Tobias décroche des notes touchant aux confins du sublime et de l’absolu dans le genre, sur un morceau à la structure pourtant si simple. Le talent ; ou comment rendre la simplicité en or massif et inébranlable.
Une intense et maléfique surprise prendra la forme d’un "Death is Just a Feeling" ténébreux, à l’atmosphère évoquant étrangement le travail de Danny Elfman (n’oublions pas que Tobias est un fan de Tim Burton…). La réincarnation du "Toy Master" (Alice Cooper) prendra les nouveaux traits d’un démon interprété par le possédé Jon Oliva, débutant d’une comptine malsaine à un refrain majestueux et intense sur lequel le chant rugueux de l’ex-Savatage se veut parfait. Les symphonies restent très sombres, décadentes, presque folles et schizophréniques, tandis que la batterie de Felix martèle ses futs et que Jon démontre que son aura reste intacte. Tobias impose une nouvelle partie de son talent, à la mélancolie emprunte de peur, avant un solo touchant et simplement beau…un morceau surprenant, une nouvelle fois magique, où la vision proprement artistique de l’œuvre explose au visage de l’auditeur.

N’oubliant pas le plus proprement speed, même s’il est plus épars, avec "Rat Race" et "Promised Land" (déjà "Lost in Space II" mais dans une version remodelée, plus rude au mixage mais aux parties de chant de Kiske remplacées par Jorn), "Angel of Babylon" n’est pas plus varié pour rien.
Il offre également avec "Symphony of Life" le seul titre à chant féminin (et le seul composé par Sascha), dans une teinte oppressante de chœurs dont Therion n’aurait pas renié l’influence. Cloudy Yang se montre bien plus emphatique qu’Amanda Somerville et délivre une réelle prestance, un chant personnel, ni réellement lyrique même si très aigu. Un riff lumineux et très lourd, ainsi que des chœurs démentiels (qu’il est bon d’entendre un Avantasia aussi épique) et une touche ésotérique mystérieuse, presque malsaine, notamment sur les sonorités de claviers des plus étranges, presque expérimentales.

Et si "Alone I Remember" choque de prime sur un tel disque avec son hard bluesy, il est finalement presque logique de le retrouver, image d’un personnage se retrouvant seul avec ses pensées, le feeling nostalgique du hard se retrouvant dans un personnage voulant vainement retourner aux sources. Tobias reste finalement l’un de ces rares artistes contemporains à composer un hard si beau (avec Jorn), comme le prouve ce refrain magnifique, cool et qui, de par son aspect mélancolique, ne peut finalement que toucher un auditeur fatigué par la décadence passée. Un moment de plaisir, simple, un instant de fraicheur et de pure simplicité, un léger air frais…soufflant sur cette fin de disque…très émouvante, les larmes n’étant finalement pas très loin ici…

La fin…"Journey to Arcadia"…on sent que le périple touche à sa fin. Les chanteurs se retrouvent pour le dernier acte, une atmosphère mélancolique, beaucoup de chœurs en tous genres (l’ombre de Meat Loaf plane). L’épopée se termine comme dans un songe, une atmosphère de rêverie émane du morceau, ne faisant pas dans le spectaculaire mais réellement la nostalgie, comme Into the Unknown en son temps.

Avantasia ferme peut-être ses portes pour la dernière fois, Tobias peut faire un dernier tour de piste, avec les plus grands honneurs. Sans être parfait de bout en bout, il livre un double album dantesque dans sa composition, son concept et son casting, symbolisé par un "The Wicked Symphony" quasi parfait et un "Angel of Babylon" partant dans plus de direction mais disposant de certaines perles indispensables.
Une nouvelle fois, Tobias Sammet vient de prouver qu’il était avant tout un grand artiste, un grand vocaliste et un immense interprète, à l’intelligence d’écriture l’ayant poussé à aujourd’hui se mettre en retrait au profit de ses personnages. Une preuve d’ouverture qui fait définitivement (si ce n’était déjà fait) entrer Tobias dans le cercle fermé des artistes qui comptent vraiment…des artistes immortels, dont l’apport est devenu indispensable avec le temps. Avantasia est grand, à l’image de son créateur.

Note : 8 / 10


Partager sur Facebook : Par : Eternalis

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